Les époux vont-ils se déchirer devant la justice?
La détention de Jacques Moretti pourrait tout changer dans l’enquête pénale

Jacques Moretti est actuellement en détention provisoire pour des accusations de violences conjugales sur son épouse, Jessica. Bien que cette affaire concerne la vie privée du couple, cela pourrait avoir une incidence sur le procès de l'incendie de Crans-Montana.
1/5
Le restaurateur Jacques Moretti est en détention provisoire.
Photo: AFP
Angela_Rosser_Journalistin NewsDesk_Ringier AG_2-Bearbeitet.jpg
Angela Rosser

Jacques Moretti est à nouveau en détention préventive depuis deux semaines. Son arrestation n'a toutefois aucun lien avec les événements tragiques de la nuit de Nouvel An à Crans-Montana. Il est soupçonné d'avoir violemment agressé son épouse, Jessica, au point qu'elle aurait dû être hospitalisée, rapporte la RTS.

On ignore l'état de santé actuel de Jessica Moretti. Dimanche soir, les avocats du couple ont publié un communiqué de presse commun. Ils y soulignent que les faits survenus les 11 et 12 août relèvent exclusivement de la vie privée du couple et feront l’objet d’une enquête distincte.

Un tournant dans l'enquête?

Parallèlement, ils soulignent que ces événements s'inscrivent dans un contexte difficile qui pèse sur le couple depuis janvier. Selon la RTS, ces nouveaux éléments pourraient marquer un tournant dans l'enquête pénale sur l'incendie du «Constellation».

Jusqu'à présent, Jacques et Jessica Moretti ont fait des déclarations concordantes devant les procureurs. Mais selon la RTS, le couple pourrait commencer à s'accuser mutuellement lors des prochaines audiences.

Sa détention pourrait être prolongée

Par ailleurs, le risque de fuite de Jacques Moretti pourrait être reconsidéré à la hausse. En début d'année, il avait déjà passé deux semaines en détention provisoire lorsqu'il était soupçonné de vouloir prendre la fuite. Aujourd'hui, il est sans emploi, ses comptes sont gelés et son mariage semble traverser une crise.

Le Ministère public valaisan pourrait donc requérir son maintien en détention provisoire. Interrogée à ce sujet, la procureure générale du Valais, Béatrice Pilloud, a déclaré que le Ministère public ne prenait pas position sur les affaires de violence conjugale.

Articles les plus lus