Un peu plus de sept mois après, la Police cantonale valaisanne est toujours empreinte des répercussions du drame de Crans-Montana. Entre manque d'effectifs et redéfinition des priorités, le commandant Frédéric Gisler a évoqué les défis auxquels font face ses équipes dans La Matinale.
«Ce qui me touche encore aujourd'hui, c'est l'état de mon personnel», a expliqué le commandant au micro de la RTS. «J'ai encore du personnel, notamment des primo-intervenants, qui ne sont pas encore en capacité d'exercer leur métier aujourd'hui», a-t-il continué, en adressant ses pensées aux victimes et à leurs proches, mais aussi à ses collègues concernés.
Fortement mobilisées dès les premières heures de la «procédure Constellation», les forces de l'ordre valaisannes sont encore largement occupées par les actes d'enquête qui sont menés. «C'est une priorité pour la Police cantonale valaisanne», a souligné Frédéric Gisler.
Plusieurs missions en parallèle
Cela a un «impact assez considérable sur l'entier du personnel, puisqu'il y a des surcharges de travail pour les autres», a-t-il poursuivi. Car en plus de leur «mission judiciaire», les équipes doivent aussi assurer leurs «autres» tâches en parallèle.
Dans le cadre des auditions menées par exemple, «ce sont mes inspecteurs et inspectrices qui rédigent et préparent la plupart des questions, sous la conduite des procureures, a encore relevé Frédéric Gisler. A côté de cette mission judiciaire, il y a tout un dispositif sécuritaire pour protéger les opérations d'enquête (...) et une protection des personnes, que nous faisons d'ordinaire dans le canton.»
Lorsqu'il est interrogé sur le manque d'effectifs, le commandant répond par l'affirmative. «Ma responsabilité aujourd'hui est de faire toujours mieux avec l'effectif qui est le mien aujourd'hui.»
Des priorités doivent ainsi être définies parmi les tâches des forces de l'ordre, qui ont par exemple dû renoncer à certaines actions préventives. La Police doit faire des choix sur le terrain, résume le commandant. C'est un nouveau défi que d'autres polices cantonales - à l'image de Vaud et Genève - ont déjà dû entreprendre.