A défaut de percevoir une rente à vie, l'ex-conseillère d'Etat vaudoise Rebecca Ruiz s'est vu verser une indemnité de départ... sans toutefois la percevoir directement, rapporte jeudi 16 juillet le quotidien «24 heures». Ce montant, correspondant à une année de son dernier salaire, a été transféré directement sur un compte de libre passage du deuxième pilier, conformément aux dispositions prévues par la loi.
Après avoir quitté le Conseil d'Etat en mai 2026, la socialiste n'a pas pu bénéficier d'une rente à vie. Celle-ci est en effet réservée aux ministres ayant effectué au moins dix ans de mandat, contraints de quitter leurs fonctions pour des raisons de santé ou battus après cinq années au gouvernement. Autant de conditions que Rebecca Ruiz ne remplit pas.
Vers la suppression de la rente à vie?
La loi prévoit toutefois qu'un conseiller d'Etat sans droit à une rente à vie perçoive une indemnité équivalant à son dernier traitement annuel, pour autant qu'il ait exercé durant deux années civiles complètes. Entrée à l'exécutif vaudois en 2019, Rebecca Ruiz s'incrit dans ce cas de figure. Elle précise cependant n'avoir reçu aucun versement en espèces, l'intégralité de la somme devant être obligatoirement alouée à la prévoyance professionnelle.
Le dispositif pourrait toutefois bientôt évoluer: le Conseil d'Etat a proposé de supprimer les rentes à vie pour les futurs membres du gouvernement et de les affilier à la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (CPEV). Le Grand Conseil doit encore se prononcer sur cette réforme.