Après un début d'hiver dominé par les débats budgétaires vaudois et la démission de Rebecca Ruiz, la conseillère d'Etat Valérie Dittli a connu une accalmie relative. Son département, recentré sur l’agriculture, la durabilité, le climat et le numérique, lui a permis de terminer l’année plus sereinement que plusieurs de ses collègues du Conseil d’Etat. Mais l'élue du Centre risque de se trouver à nouveau sous le feu des projecteurs, relève «Le Temps».
Ce lundi 12 janvier, une délégation des commissions de surveillance du Grand Conseil vaudois rendra public un rapport très attendu sur les dysfonctionnements au sein de l’administration cantonale, déjà pointés par l’expert externe Jean Studer. Fruit d’une trentaine d’auditions, ce document devrait approfondir les questions de ressources humaines et de management, au-delà des constats initiaux.
«C'est du lourd»
Une source proche du dossier affirme au «Temps»: «Vous allez apprendre des choses. Même le Conseil d’Etat sera surpris.» Un élu ajoute que «c'est du lourd». Pour Cédric Weissert, président du groupe UDC au Grand Conseil, évoque également un rapport «costaud», tout en indiquant «se méfier des bruits de couloir».
Dans l’entourage de la ministre, l’inquiétude est palpable. Selon les informations du quotidien, la délégation ne devrait ni demander ni proposer une démission, la portée politique et symbolique du rapport pourrait peser lourd sur l’avenir de Valérie Dittli.