Accusé de manquements
Le commandant des pompiers à Bienne quitte son poste

Le commandant des sapeurs-pompiers de Bienne quitte son poste après une enquête révélant des manquements en conduite et communication. Aucun acte pénal n’a été retenu. Il rejoint la réorganisation de la sécurité publique.
Le commandant des pompiers de Bienne quitte son poste. (image d'illustration)
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Le commandant des sapeurs-pompiers de la ville de Bienne, à qui d'«importants manquements» étaient reprochés», remet son tablier et prend de nouvelles fonctions dans l'administration municipale. Il avait été mis en congé à la suite d'une enquête administrative. Le commandant et la ville de Bienne sont parvenus à un accord, indique cette dernière mardi dans un communiqué.

Fin janvier 2026, la Direction de l’action sociale et de la sécurité avait informé des résultats de l’enquête administrative menée entre août et décembre 2025 au sein du Service des sapeurs-pompiers et de la protection civile. Aucun acte relevant du pénal n'avait été retenu, mais les investigations avaient révélé «d'importants manquements en matière de conduite et de communication» de la part de l'intéressé.

Désormais, ce dernier travaillera dans la réorganisation, déjà en cours, du service et du Département de la sécurité publique. «Les parties ont convenu de garder la confidentialité sur les modalités de cette solution conclue d'un commun accord», signale encore le communiqué.

Direction «autoritaire» décriée

C'est une lettre envoyée à la ville en août 2025 par plusieurs membres des sapeurs-pompiers professionnels de Bienne, via le Syndicat des services publics (SSP), qui avait mis le feu aux poudres, débouchant sur l'enquête interne.

La missive reprochait au commandant de faire preuve de favoritisme envers certains collaborateurs, d'abus de pouvoir et de ne pas respecter les prescriptions relatives au droit du personnel. Le SSP décrivait un style de direction «autoritaire, arbitraire, contraire à toute logique de progrès et de développement».

«Le fait que la situation au sein du Service ait escaladé et n'ait pas pu être apaisée est en grande partie imputable au commandant», avait souligné l'avocat et docteur en droit Michael Daphinoff fin janvier devant la presse, en présentant les résultats de l'enquête. Il avait aussi relevé une transparence parfois insuffisante, des faiblesses dans la gestion des conflits ou encore un manque de sensibilité et de qualités de conduites qui «ont donné l'impression d'arbitraire et de sanctions».

Accusations en grande partie «fausses»

Les principaux reproches formulés – abus de pouvoir, conflit d'intérêts, favoritisme – n'avaient cependant pas pu être confirmés, avaient souligné les autorités biennoises. «La grande majorité des accusations s'est donc révélée fausse.»

Le principal intéressé avait été temporairement libéré de sa fonction afin de garantir le bon déroulement de l'enquête.

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