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Le marché suisse de la musique poursuit sa croissance

En 2025, le marché suisse de la musique a généré 259 millions de francs, avec 92% des revenus issus du streaming. La croissance annuelle dépasse 4%.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Le marché suisse de la musique a poursuivi sa progression en 2025, avec un chiffre d’affaires de près de 259 millions de francs. Tirée par le streaming, qui représente désormais 92% du total, la croissance annuelle dépasse 4%, selon les données publiées vendredi.

Après un creux lié à la transition numérique en 2015, le secteur enregistre une hausse continue depuis dix ans, indique IFPI suisse, IFPI, l’association industrielle des labels de musique suisses dans un communiqué vendredi. Les revenus issus du streaming ont atteint 237 millions de francs en 2025, en progression de 5%, confirmant son rôle moteur dans l’économie musicale helvétique.

Le marché physique affiche des évolutions contrastées. La vente de disques vinyle, pour la première fois depuis 2021, a enregistré à nouveau une croissance très nette (+19% à 5,1 millions de francs), tandis que le déclin du CD se poursuit, avec une baisse de 13% à 8,4 millions. Dans l’ensemble, les supports physiques stagnent face à la domination du numérique, qui domine, avec 92%, le chiffre d’affaires total du marché suisse.

Les ventes numériques ont triplé

Après avoir atteint en 2015 un creux dû à la disruption numérique, le marché suisse de la musique a connu une croissance de 79% jusqu’en 2025, notamment parce que les ventes numériques ont triplé au cours de cette période. «L’industrie musicale s’est révélée très résiliente et a renforcé son rôle de pionnière dans le développement technologique de l'économie culturelle», a déclaré Lorenz Haas, directeur d’IFPI Suisse.

Ces dernières années, de nouvelles sources de revenus issues des réseaux sociaux sont venues s’y ajouter, et depuis environ douze mois, de nombreux labels musicaux ont commencé à conclure des contrats de licence pour les utilisations de l’IA. «L’octroi ciblé et responsable de licences de musique pour l’IA offre non seulement de nouvelles sources de revenus, mais protège aussi les artistes contre les abus», a-t-il ajouté.

Les charts suisses sont le reflet, dans leur ensemble, d’un paysage musical très international. Outre la pop américaine et britannique, on y retrouve des artistes de rap latino comme Bad Bunny ainsi que des artistes francophones comme Gims. Parallèlement, les artistes suisses se produisant en patois continuent à s’affirmer dans le segment des albums: Patent Ochsner atteint par exemple la 3e place des charts annuels avec «Tag & Nacht».

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