La naturalisation ne devrait pas être simplifiée en Suisse. Au grand dam de la gauche, le camp bourgeois rejette jeudi l'initiative populaire pour la démocratie au National. L'idée d'un contre-projet, autant voulu par la gauche que l'UDC, est en mauvaise passe aussi.
L'initiative «Pour un droit de la nationalité moderne», déposée par l'Action Quatre Quarts, demande que la naturalisation soit possible après cinq ans de séjour légal en Suisse, indépendamment de l'autorisation d'établissement. Actuellement, la loi exige au moins dix ans de domicile en Suisse, dont trois sur les cinq ans ayant précédé le dépôt de la demande pour les titulaires d'un permis C.
Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) a regretté que plus d’un quart de la population en Suisse soit exclu des droits politiques. Ces personnes vivent ici, travaillent et paient leurs impôts, a-t-elle énuméré.
Le couronnement de l'intégration
Pour le camp bourgeois, la Confédération ne doit pas avoir la mainmise dans ce domaine. La responsabilité première doit rester en mains communales. De plus, la naturalisation doit être le couronnement d'un parcours d'intégration réussi, et non le début, a avancé Simone Gianini (PLR/TI) pour la commission. Le débat se poursuit.