Les victimes de cyberattaques devraient pouvoir appeler une hotline ou prendre contact avec une plateforme de conseils. Le National a soutenu mercredi, par 99 voix contre 85, une motion de Jacqueline de Quattro (PLR/VD) en ce sens. Les citoyens sont souvent démunis face à ce fléau. Ils ne savent pas toujours à qui s’adresser en cas d'attaque. Ils peuvent dénoncer le cas à la police. Mais ils reçoivent avant tout des conseils visant à sécuriser l'ordinateur. C’est insuffisant, a critiqué la Vaudoise.
La plupart des mesures s'adressent à l'économie, aux infrastructures critiques, aux autorités et aux universités. Mais une personne dont l'identité est volée ne sait pas comment réagir. La cybercriminalité s'accroît exponentiellement. Au niveau mondial, les cyberattaques coûtent 40 fois plus cher que les catastrophes naturelles, a rappelé la Vaudoise. Elle a mentionné une projection en Suisse et à l'étranger qui montre qu'avant la fin de la décennie, les conséquences des cyberattaques risquent de prendre une dimension incontrôlable, non seulement pour l'économie et l'Etat mais aussi pour les citoyens.
Soutien déjà disponible
Reconnaissant l'importance du problème, le ministre de la défense Martin Pfister a rappelé que les autorités offrent déjà à la population un soutien en matière de cybersécurité. La police est le principal point de contact pour les victimes de cybercriminalité. Puisqu'elle dispose des moyens d'action contre les cybercriminels, c'est à elle que les victimes doivent s'adresser pour engager des poursuites pénales.
Les citoyens peuvent en outre annoncer les incidents sur le site de l'Office fédéral de la cybersécurité. Il n'est donc pas nécessaire de mettre en place une hotline supplémentaire, a estimé le ministre. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.