Débat sur l'afflux de touristes
Faudra-t-il bientôt réserver pour avoir le droit de randonner au Mont-Blanc?

Chaque été, 80'000 randonneurs parcourent le Tour du Mont-Blanc, suscitant des tensions. Un maire français réclame désormais des réservations obligatoires, tandis que la Suisse juge le surtourisme moins marqué.
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Chaque été, près de 80'000 randonneurs se lancent sur le Tour du Mont-Blanc, autour du plus haut sommet des Alpes.
Photo: Shutterstock
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Marian Nadler

Les groupes de randonneurs se succèdent sur les sentiers: chaque été, quelque 80'000 personnes font le tour du plus haut sommet des Alpes. Le Tour du Mont-Blanc traverse la France, l'Italie et la Suisse. Mais pour les habitants de la région, cet afflux touristique est devenu une source de nuisance croissante.

Comme le rapporte la SRF, des voix réclament désormais des restrictions d'accès, assorties de contrôles et de sanctions. «Quiconque souhaite faire le Tour du Mont-Blanc doit avoir réservé une place dans un refuge ou dans une zone de bivouac autorisée. Si ce n'est pas possible, il faut reporter son projet à l'année suivante», propose notamment Jean-Marc Peillex, maire de la commune française de Saint-Gervais-les-Bains. «Aujourd'hui, on avance en file indienne. Les gens ne voient que les fesses des autres. Ce n'est pas génial», déplore-t-il.

Les défis du Mont-Blanc

Du côté suisse, la situation est jugée moins préoccupante. «Nous ne sommes pas confrontés à une situation de surtourisme marqué», constate Joachim Rausis, président d'Orsières (VS), interrogé par la RTS. Selon lui, la priorité doit être donnée à une meilleure coordination entre la Suisse, l'Italie et la France.

La marge de manoeuvre reste toutefois étroite. La popularité internationale du Tour du Mont-Blanc profite à la région, qui doit parallèlement veiller à ce que son succès ne porte pas atteinte au paysage, aux infrastructures ni à l'expérience de la montagne.

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