Le service de livraison en ligne de Migros se resserre. Dès le 17 mai, il ne sera plus possible de choisir une date de livraison au-delà de neuf jours. Actuellement, les consommateurs peuvent choisir parmi une fenêtre de trois semaines.
Le géant orange informe sa clientèle par e-mail. Ce changement est lié à la mise en service d’un nouvel entrepôt à Regensdorf (ZH). Jusqu’au 5 mai, les clients peuvent encore sélectionner une date sur trois semaines. Dès le 6 mai, cette période sera réduite progressivement, jour après jour, jusqu’à atteindre neuf jours. Une livraison est toujours possible à partir du jour suivant.
Pour le reste, les conditions ne changent pas. Il faut toujours atteindre un minimum de commande de 99 francs pour se faire livrer. Aucun frais de livraison ni supplément n’est facturé.
Coop reste plus restrictif
Malgré cet ajustement, Migros conserve une certaine flexibilité par rapport à Coop. Chez le concurrent, la livraison ne peut être planifiée que sur les cinq jours suivants. Coop applique également des frais. Pour une commande de 99 francs, la livraison coûte 7,90 francs. Dès 160 francs, elle est facturée 4,90 francs. Il faut atteindre 200 francs pour bénéficier de la gratuité.
Sur son site, Coop précise que certaines catégories sont limitées en quantité en raison du poids ou de la chaîne du froid. C’est le cas notamment des boissons, de la bière, du lait ou encore de la litière pour chats.
Coop propose toutefois un avantage. La livraison le jour même est possible dans certaines régions. A Zurich, une commande passée avant 14h peut être livrée le soir. Dans d’autres cantons, comme le Valais ou Bâle, il faut commander avant 9h30. Ce service express coûte 5 francs supplémentaires.
Migros accélère la cadence
Migros mise elle aussi sur des livraisons plus rapides. L’enseigne s’est associée à Just Eat. Depuis cette semaine, environ 10'000 produits Migros peuvent être livrés directement depuis les magasins en moins d’une heure. Le service est déjà disponible dans une trentaine de villes suisses et continue de s’étendre. Ce partenariat explique-t-il le resserrement de l’offre classique?
Une enquête de la NZZ am Sonntag jette en tout cas une ombre sur ce modèle. Elle affirme que certaines livraisons sont confiées à des sous-traitants externes, avec des conditions de travail critiquées et des salaires jugés trop bas. Reste à voir si les clients accepteront ces pratiques en échange d’une livraison plus rapide.