«N'oubliez jamais pourquoi vous vous battez»
«Notre génération continue d'avancer», poursuit, en français cette fois, la troisième jeune femme présente lors du drame. «Nous voyons des jeunes qui se lèvent, qui refusent d'abandonner. N'oubliez jamais pourquoi vous vous battez, pour qui vous vous battez. Chaque effort compte, même ceux que personne ne voit. Vous faites avec ce que vous avez. On ne peut pas ajouter de jours à la vie, mais on peut ajouter de la vie aux jours.»
«Tirer des enseignements»
«Le 9 janvier est un jour de mémoire, souligne Guy Parmelin. Mais aussi un jour d'anticipation pour les autorités et les législateurs, pour tirer les enseignements de garantir un niveau de sécurité maximal au public.»
«Les victimes cotinueront désormais de briller dans nos esprits», conclut-il.
Mathias Reynard présente ses excuses
«Nous comme adultes, comme responsables politiques, la moindre des choses que l'on puisse faire c'est de présenter des excuses, au nom de toute la communauté.»
Il s'adresse enfin aux adolescents. «Vous avez le droit de pleurer, mais vous aurez aussi le droit de rire.»
La cérémonie officielle d'hommage et le point presse a pris fin
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Ignazio Cassis: «Toute la lumière doit être faite»
Ignazio Cassis, ministre des Affaires étrangères exprime ses condoléances aux victimes et à leurs proches. «Ce qui s'est produit dépasse les frontières de la Suisse. Aujourd'hui ce sont des victimes humaines que nous pleurons».
Il souligne également la solidarité. Grace à la coopération internationale, des blessés ont pu être transférés. Il remercie notamment l'UE qui ont soutenu le pays: «Leurs actions ont été concrètea et déterminantes.»
«Une enquête est en cours afin d'établir les faits et d'établir les responsabilités. Toute la lumière doit être faite», déclare-t-il. La Suisse restera aux côtés des victimes suisses et étrangères, poursuit-il. «Il faudra tirer des leçons de cette tragédie pour que ce drame ne se reproduise jamais», conclut le Conseiller fédéral. La conférence de presse prend fin. Les autorités suisses quittent la salle.
Stéphane Ganzer: «Le Valais reste mobilisé»
Stéphane Ganzer, Conseiller d'Etat valaisan en charge de la sécurité, rappelle que les secours étaient présents sur place en quelques minutes. Il parle ensuite de l'attente «insoutenable» des familles. «Les opérations d'identification, ont permis de lever les attentes en 3 jours pour les familles décédées». Il souligne la rapidité même si pour les proches elle est toujours trop longue.
Des propositions d'aide ont afflué de toute la Suisse et de partout dans le monde. «Maintenant vient le temps de la justice», rappelant que «nous devions éviter ce drame». Il indique qu'il est maintenant important de «laisser la justice travailler», assurant qu'elle le fera avec «rigueur et indépendance».
Stéphane Ganzer précise que le Valais doit maintenant agir concernant les normes incendies. Il a été demandé aux communes de vérifier les procédures et les dispostifs de sécurité. Un soutien sera apporté aux communes ainsi que dans la formation des responsable sécurité.
Il exprime son chagrin et son soutien aux familles et aux victimes. «Le Valais reste mobilisé, nous le devons.»
Mathias Reynard: «Il y aura un avant et un après. Cet après sera long»
Ignazio Cassis, ministre chargé des Affaires étrangères, Mathias Reynard, président du Conseil d'Etat valaisan et Stéphane Ganzer, Conseiller d'Etat valaisan en charge de la sécurité se présentent à la conférence de presse.
Mathias Reynard prend la parole: «nous sortons d'un moment d'émotion». Il parle d'un «moment de communion» et d'un drame qui «nous a plongé dans un état de sidération». «Il y aura un avant et un après. Cet après sera long», souligne-t-il. «Nous pensons aux victimes et aux proches qui font preuve de courage».
Mathias Reynard remercie les secouristes, les pompiers, la police, toutes les personnes intervenues sur place ainsi que le personnel de santé.
«La solidarité a dépassé les frontières du Valais et de la Suisse. C'est toute une communauté qui s'est révélée présente.» Il remercie Emmanuel Macron et le président italien Sergio Mattarella ainsi que les autres délégations présentes.
Un soutien sera apporté aux victimes avec l'aide de la Confédération, assure-t-il. «Toute la lumière doit être faite, et les responsabilités y compris des autorités.»
«Toutes les victimes, blessés et proches font partie de notre après collectif», conclut-il.
L'ambassadeur serbe rend hommage à l'agent de sécurité Serbo-Suisse décédé
Ivan Trifunovic, l'ambassadeur de la République de Serbie en Suisse, rend hommage à toutes les victimes. Il évoque le souvenir de Stefan Ivanovic. Ce Serbo-Suisse de 31 ans, agent de sécurité au «Constellation» de Crans-Montana, a perdu la vie en aidant les blessés sur place, le soir du drame.
La conférence de presse des officiels débute
Une conférence de presse débute avec Hadja Lahbib, commissaire européenne à l'égalité à l'état de préparation et à la gestion de crise: «Le 1er janvier est une date que vous n'oublierez pas, et nous non plus.» Elle indique que le mécanisme de protection européen (UCPM) a été activée rapidement.
Elle indique avoir été aux côtés des victimes dès les premières heures. L'UE et la Suisse ont travaillé rapidement main dans la main, rappelle-t-elle. «La réactivité illustre la solidarité européenne». Pas moins de 38 patients ont été traités dans des pays européens, précise Hadja Lahbib.
Elle remercie les secouristes et équipes médicales qui ont «travaillé sans relâche». Elle souligne également le travail des bénévoles qui sont intervenus spontanément pour proposer leur aide. «Le travail ne s'arrête pas aujourd'hui», les pays continueront de collaborer, conclut Hadja Lahbib.
Les autorités suisses devraient bientôt prendre la parole.
Les familles quittent la salle
Toutes les familles sortent de la salle, à Martigny. Le président du gouvernement valaisan ainsi que les conseillers d'Etat attendent à la sortie afin de leur présenter leurs respects.
Moment d'hommage aux victimes et aux familles
Tous les invités ont reçu une rose blanche. Le pianiste Loris Mittaz, originaire de Crans-Montana, va accompagner ce défilé des roses blanches. Les officiels français et suisses passeront devant la scène avant de quitter la salle.
Les officiels d'autres pays sont invités ensuite à rejoindre la scène avec leur rose.
Mathias Reynard ouvre la marche, suivi de Guy Parmelin. Le président du gouvernement valaisan est très ému. Tous les officiels saluent des gerbes de fleurs disposées autour du livre de commémoration.
«La justice devra donner des réponses»
«Comme l'a dit Guy Parmelin et Mathias Reynard, la justice est au travail, elle devra donner des réponses. Viendra le temps des mesures à prendre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas», conclut Benoît Aymon
Des jeunes présents sur place livrent un message
Trois jeunes, Marie, Aline et Solala, étaient sur place lors du drame. Ils ont rédigé un texte qu'ils lisent désormais. C'est un message à la jeunesse.
La première jeune femme dit bonjour, en français et en italien. «Cette soirée qui devait marquer le début d'un nouveau départ a sombré dans l'horreur. Nos amis et moi avions l'habitude de nous retrouver dans cette station qui nous a vu grandir.»
La jeune femme évoque une scène «pire que dans un cauchemar». «L'odeur de brûlé est insupportable. C'est une scène apocalyptique. Ce que nous avons vu ce soir là, nous ne pourrons l'oublier, mais nous pouvons le transformer en force. Faisons en sorte que cette douleur ne soit pas vaine. Vivons intensément.»
Le jeune homme prend la parole. Il évoque un drame au retentissement international. «Au fond, bien que franco-suisse, je me rends compte que cela n'a pas d'importance. Nous nous sentons collectivement touchés, et solidaire de toutes les victimes et de leurs proches. Le sentiment d'impuisssance que nous avons ressenti face à cet incendie a été frustrant. Nous tenons à remercier la police, les pompiers, les first responder, l'hôpital du Valais et les hôpitaux étranger. Nous adressons tout notre soutien aux blessés.»
«Au jeunes qui nous écoutent, nous continuons à créer», dit la troisième jeune femme, en larmes. «Il y a encore tant à faire. Nous défendons nos valeurs et les personnes que nous aimons. Nous sommes fiers de vous, restez forts, vivez pleinement», dit-elle en italien.
D'innombrables fleurs, bougies et peluches ont été déposées sur le lieu de commémoration à Crans-Montana. Elles honorent la mémoire des 40 jeunes qui ont perdu la vie au bar «Le Constellation» le soir du Nouvel An et sont un signe de solidarité avec les 116 blessés.
C'est aussi un «merci» silencieux aux secouristes qui se sont immédiatement rendus sur place. Aux pompiers, ambulanciers, médecins et infirmiers qui ont aidé, réconforté et sauvé.
Ce vendredi 9 janvier, la Suisse s'arrête. Ce jour de deuil national rassemble le pays dans un recueillement commun. Les églises et les paroisses ouvrent des espaces de réflexion, de prière, de pensée pour toutes les personnes touchées – défunts, survivants, blessés, sauveteurs.
Cérémonie commémorative à Martigny
Une cérémonie officielle se tiendra à 13h45 au Centre d'Expositions et de Réunions de Martigny (CERM). Elle est dédiée aux victimes, à leurs proches et à toutes les personnes directement concernées par ce drame. Si elle n'est pas publique, la cérémonie sera cependant retransmise en direct à partir de 13h30.
Un millier d'invités sont attendus, dont plusieurs représentants des autorités suisses et de gouvernements étrangers. La France et l'Italie, particulièrement affectées par le drame avec respectivement neuf et six morts et de nombreux blessés, seront représentées par les présidents Emmanuel Macron et Sergio Mattarella. Le Premier ministre Belge Bart de Wever est également attendu.
Au total, 19 nationalités ont été frappées par ce drame. Selon un dernier décompte, un total de 83 blessés demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse, mais aussi dans des services pour grands brûlés en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique. Après le drame, le président de la Confédération helvétique Guy Parmelin avait affirmé qu'il s'agissait de «l'une des pires tragédies» que la Suisse ait connues. «Mais aujourd'hui, la Suisse est aussi unie de cœur. Unis dans le deuil, unis dans le soutien, unis dans la détermination à comprendre et à protéger», a-t-il déclaré dans une lettre ouverte.
Une minute de silence
A 14h, une minute de silence sera observée dans tout le pays et les drapeaux des bâtiments gouvernementaux seront mis en berne. A Aarau, dans le canton d'Argovie, le drapeau valaisan est déjà déployé, tout comme à Liestal (Bâle-Campagne). Les cloches des églises retentiront ensuite dans l'ensemble du pays.
Les transports publics participent également. Les conducteurs de train des CFF feront retentir leur dernier coup de sifflet à 13h58. A Berne, les trams et les bus s'immobiliseront durant au moins 20 secondes.
Un pays entier en deuil
D'un bout à l'autre de la Suisse, les communes organisent commémorations, offices religieux et veillées. Les structures religieuses, toutes confessions confondues, ouvrent leurs portes, tandis que certaines universités suspendent leurs examens.
A Crans-Montana, les cours seront suspendus ce vendredi après-midi et le programme sera adapté dans le reste du canton. Une minute de silence sera respectée à 14h dans tous les établissements. Les écoles ont pu proposer plusieurs gestes symboliques – par exemple avec un mur du souvenir ou un espace pour les fleurs, les lettres et les dessins. Une aide psychologique est également disponible dans toutes les classes du canton. De Lausanne à Zurich, de Genève à Coire, de Neuchâtel à Lugano: la Suisse est aujourd'hui en deuil, dans la dignité, la solidarité et l'unité.