Les influenceurs prennent la fuite
La Suisse deviendra-t-elle le prochain Dubaï?

En raison de la guerre en Iran, l'émirat désertique perd de son attrait. L'influenceur Steven Epprecht estime auprès de Blick que la Suisse pourrait en tirer profit.
1/6
Dubaï comptait parmi les domiciles les plus prisés des influenceurs européens.
Photo: shuttersock
JouSchu_Mueller_Fynn.jpg
Fynn Müller

Ces dernières années, Dubaï est devenu un hotspot de choix pour les influenceurs. Son climat agréable, son luxe et sa fiscalité avantageuse ont rendu la vie dans cet émirat désertique attrayante pour les créateurs de contenu. Aujourd'hui, un conflit au Moyen-Orient ternit l'image de cette métropole étincelante.

A la suite de l'offensive américano-israélienne, l'Iran a riposté en ciblant également des sites aux Emirats arabes unis. Outre les installations militaires américaines, des infrastructures civiles ont été touchées, notamment des hôtels, des aéroports et d'autres bâtiments.

Dans quelle mesure la guerre va-t-elle nuire à l'image de Dubaï? «Cela dépendra beaucoup de la durée du conflit», explique Steven Epprecht, influenceur et cofondateur de l'agence de médias sociaux zurichoise Social Leaders. Les premières conséquences se font déjà sentir. «De nombreux influenceurs ne s'y sentent plus en sécurité.»

Pour de nombreuses stars d'internet, Dubaï a longtemps été considéré comme le lieu de vie idéal. «Souvent grâce aux avantages fiscaux», explique Steven Epprecht. Les influenceurs allemands, notamment, ont franchi le pas pour cette raison. «En Allemagne, il arrive qu'on verse la moitié de ses revenus aux impôts. Je comprends pourquoi ils cherchent des alternatives.»

Et après Dubaï?

Si l'attractivité de Dubaï devait continuer à baisser, d'autres destinations pourraient en profiter: à commencer par la Suisse. «J'imagine facilement certaines stars d'internet s'installer ici», affirme Steven Epprecht. D'ailleurs, plusieurs influenceurs allemands ont déjà emménagé en Suisse. Le pays bénéficie d'une situation centrale en Europe, d'excellentes infrastructures et d'une fiscalité avantageuse. De plus, la Suisse offre une qualité de vie élevée. «Surtout en ce moment, avec l'arrivée du printemps, le climat est agréable.»

Les villes, en particulier, pourraient en tirer profit. Zurich, Genève ou Berne offrent le cadre idéal et les connexions internationales nécessaires. «Je ne pense pas qu'un influenceur s'installerait à Bümpliz», plaisante l'expert en médias sociaux.

Singapour et Le Cap ont la cote

Outre la Suisse, l'influenceur zurichois évoque également d'autres potentielles destinations. Singapour, par exemple, est également intéressant du point de vue fiscal. «Mais pour les influenceurs européens, c'est presque trop loin. Singapour n'est pas non plus très attirant pour la création de contenu car davantage axé sur les affaires.»

Steven Epprecht entrevoit une autre alternative séduisante au Cap. La métropole sud-africaine attire déjà les créatifs et les producteurs cinématographiques. «C'est le paradis des influenceurs», affirme-t-il. «On y trouve la mer, les montagnes, une gastronomie de qualité, des activités sportives et une lumière unique.» Le Cap est particulièrement attractif comme résidence d'hiver, car le décalage horaire y est minime. «On peut travailler sous un soleil radieux en hiver.»

Articles les plus lus