Escalade au Moyen-Orient
Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, au moins deux morts

Les affrontements entre Iraniens et Américains ont repris. Les frappes échangées depuis ont été les plus importantes depuis la signature, le 17 juin, d'un protocole d'accord visant à trouver une fin à la guerre déclenchée le 28 février.
13:15 heures

Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes à déplorer

Un navire a été ciblé près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, a annoncé mardi la société de sécurité britannique Vanguard Tech, faisant état d'au moins deux morts.

«Deux membres d'équipage, un Pakistanais et un Indonésien, ont été tués, tandis que quatre autres, dont trois Pakistanais et un Indonésien, ont été blessés», a précisé l'agence. «La marine yéménite a ensuite été dépêchée sur place pour porter secours au navire et a essuyé des tirs, ce qui a fait une victime supplémentaire».

Photo: AFP

L'agence maritime britannique UKMTO avait rapporté plus tôt qu'un cargo avait été «touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes», selon un communiqué ne précisant pas le nombre de morts et de blessés.

Les garde-côtes yéménites à Mokha ont de leur côté signalé trois morts dans l'attaque qu'ils ont attribuée aux rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran. «Nous avons réussi à secourir le reste de l'équipage», a ajouté cette source.

Source: AFP

02:49 heures

«Nous contrôlons le détroit d'Ormuz à 100%», affirme Donald Trump

Le président américain Donald Trump affirme que les Etats-Unis exercent désormais un contrôle exclusif sur le détroit d'Ormuz. S'adressant lundi aux journalistes dans le Bureau ovale, il a assuré que le détroit était «désormais ouvert». « La marine américaine est actuellement la seule entité à contrôler le détroit d'Ormuz », a-t-il déclaré.

Trump affirme que les Etats-Unis contrôlent seuls le détroit d'Ormuz, qu'il assure être «désormais ouvert».
Photo: IMAGO/ABACAPRESS

«Nous avons un blocus infaillible. C'est comme un mur d'acier.» Selon lui, la navigation à destination et en provenance d'Iran est totalement bloquée. «Il arrive qu'ils posent une mine, et nous la désamorçons, a poursuivi Trump Nous avons ratissé l'intégralité du détroit à la recherche de mines. Nous contrôlons le détroit à 100%.»

Le récit de Trump ne peut toutefois pas être confirmé dans son intégralité. Si les Etats-Unis ont déployé plus de 20 navires de guerre dans le détroit et y mènent des opérations militaires depuis des mois, l'Iran continue d'exercer une influence considérable sur le trafic. Téhéran négocie actuellement avec Oman la mise en place d'un nouveau mécanisme de transit.

Situé entre l'Iran et Oman, le détroit d'Ormuz est l'une des principales voies maritimes pour le transport de pétrole dans le monde. Avant le conflit, entre 130 et 140 navires l'empruntaient chaque jour. Selon Reuters, ils ne sont plus qu'une vingtaine à une trentaine actuellement.

13:21 heures

Deux blessés après une double frappe israélienne au Liban

Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la santé, qui a condamné la «poursuite du ciblage» des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Photo: AFP

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. Il a «réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales».

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux. L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Source: AFP

05:31 heures

Le pétrole flambe alors que Trump et l'Iran campent sur leurs positions

Les cours du pétrole continuent de monter mardi, poussés par les inquiétudes du marché face aux conditions divergentes formulées par les Etats-Unis et l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, tandis que les Bourses asiatiques ont ouvert en ordre dispersé. Vers 03H00 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain gagnait 0,32% à 82,39 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'appréciait de 0,27% à 87,96 dollars.

Lundi, le président américain Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis allaient réclamer des «compensations» pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol. Il s'agit d'une réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

Mais cette nouvelle annonce rend encore plus improbable un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, alors que l'Iran exige l'acceptation par Washington de «toutes» ses conditions. Les deux principaux contrats sur le brut avaient bondi lundi d'environ 5%.

«En l'absence de toute nouvelle positive concernant les négociations visant à rouvrir le détroit, la pression sur les cours du pétrole s'est accentuée», a écrit Jason Wong, de BNZ. Pour Stephen Innes, gérant de SPI AM, il s'agit d'un «véritable jeu du chat et de la souris» où «les deux camps tentent de transformer le baril de pétrole en arme sans tirer un coup de feu supplémentaire».

Source: AFP

02:58 heures

Après le sommet de l'Otan, Trump a secrètement changé d'avion en raison de menaces iraniennes

Alors qu'il était censé se trouver à bord d'Air Force One, Donald Trump a secrètement utilisé un autre avion pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie début juillet en raison de menaces iraniennes, a rapporté lundi le «Washington Post».

Le voyage retour du président américain avait déjà été marqué par un changement de dernière minute: Donald Trump n'avait pas repris le Boeing 747 qui l'avait amené en Turquie, des inquiétudes sur la sécurité entourant ce nouveau modèle d'Air Force One, un cadeau du Qatar, ayant été émises.

Citant un responsable américain anonyme, le «Washington Post» révèle désormais que, plutôt que d'utiliser l'ancien modèle de jet présidentiel, comme annoncé officiellement, après y être monté à bord sous l'oeil des caméras, Trump aurait été secrètement débarqué dans un camion pour emprunter un avion plus petit.

Une fois arrivé au Royaume-Uni, il aurait alors retrouvé l'équipe de la Maison Blanche et les journalistes le suivant pour finir le trajet retour jusqu'aux Etats-Unis à bord de l'avion offert par le Qatar. Selon le «Washington Post», de telles précautions auraient été prises en raison de menaces de l'Iran, pays frontalier de la Turquie, contre le président américain.

Source: AFP


10.08.2026, 22:16 heures

Les cours du pétrole bondissent de 5% avec les inquiétudes sur le détroit d'Ormuz

Les cours du pétrole ont flambé de 5% lundi, poussés par les inquiétudes du marché face aux conditions divergentes formulées par les Etats-Unis et l'Iran pour assurer un déblocage du détroit d'Ormuz.

Le baril de Brent de la mer du Nord, qui fait référence, a pris 4,99% à 87,72 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a gagné 5,05% à 82,13 dollars

Source: AFP

10.08.2026, 19:01 heures

Trump va réclamer lui aussi des «compensations» à l'Iran

Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des actions menées par l'Iran ces dernières années contre ses adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite «fermement» dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

Source: AFP

10.08.2026, 18:29 heures

Le guide suprême nomme un général des Gardiens comme le chef des forces armées

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a nommé un général des Gardiens de la Révolution, Ali Abdollahi, chef d'état-major des forces armées iraniennes, a annoncé lundi son bureau dans un communiqué.

Cet officier des Gardiens de la Révolution, la puissante armée idéologique de la République islamique, commandait auparavant le quartier général central Khatam al-Anbiya, une structure interarmées de premier plan chargée de superviser et de coordonner les opérations militaires.

Source: AFP

10.08.2026, 12:18 heures

Les Iraniens sont «des joueurs d'échec professionnels», répond Téhéran à Trump

Les Iraniens sont «des joueurs d'échec professionnels», a taclé lundi le porte-parole de la diplomatie, répondant au président américain Donald Trump qui avait comparé la veille le conflit à «une partie d'échecs».

Le président américain a tenté de balayer dimanche les critiques quant à sa gestion du conflit face aux revendications drastiques du pouvoir iranien, rompu depuis des années à l'art de la négociation, dans une interview au média Axios. «Ça va s'arranger. Ça finit toujours par s'arranger», a-t-il dit. «C'est comme une partie d'échecs».

Photo: IMAGO/SOPA Images

Esmaïl Baghaï a quant à lui ajouté: «Vous ne devez pas espérer ne pas vous salir quand vous vous battez avec des cochons. Après tout, cela fait parfois partie du combat qui vous est imposé». Il a repris devant les journalistes le message répété ces derniers jours par les autorités iraniennes: il n'y a pas de «négociation directe» en cours avec Washington, seulement des «échanges de messages» via des intermédiaires, et les discussions ne pourront reprendre que lorsque les Etats-Unis cesseront leurs «violations» du protocole d'accord.

Source: AFP

10.08.2026, 10:06 heures

L'accord de défense Arabie saoudite-Pakistan-Turquie n'inquiète pas l'Iran

L'accord de défense mutuelle conclu entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie la semaine dernière montre «un changement de perception» dans la région vis-à-vis des Etats-Unis, a affirmé lundi la diplomatie iranienne, estimant «ne pas avoir de raison de s'inquiéter».

Photo: IMAGO/Anadolu Agency

«Les pays de la région se sont rendus compte que la sécurité n'est pas à une marchandise qui s'achète auprès de ceux qui font de fausses promesses», a déclaré le porte-parole Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, en référence aux Etats-Unis, allié des pays signataires du pacte.

Source: AFP

09.08.2026, 20:31 heures

Trump minimise les exigences de l'Iran

Le président américain Donald Trump a laissé entendre dimanche qu'il était prêt à laisser la pression économique s'intensifier contre l'Iran, semblant ainsi renoncer à ordonner de nouvelles frappes militaires alors même que Téhéran formule des exigences fermes.

«On reste discrets», a déclaré Trump, selon le média en ligne Axios, qui a indiqué s'être entretenu avec lui lors d'un bref échange téléphonique. «Nous ne faisons que semi-négocier avec eux. Nous nous contentons d'observer l'Iran, avec son inflation galopante et le fait qu'il n'a plus d'argent», a-t-il dit selon Axios, adoptant un ton clairement mesuré.

Source: AFP

09.08.2026, 14:55 heures

Quatre membres des forces gouvernementales tués au Yémen

Des attaques des rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont tué dimanche au moins quatre membres des forces gouvernementales, et fait une vingtaine de blessés dans le pays, ont indiqué dimanche deux sources militaires à l'AFP.

Les frappes ont notamment visé la ville portuaire de Mokha, sur la mer Rouge, et Khokha, au sud de la ville portuaire de Hodeida, ont indiqué ces sources, après que les Houthis ont revendiqué des attaques sur des troupes et équipements militaires de «l'ennemi saoudien».

Source: AFP

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