La population suisse ne souhaite pas de nouvelles coupes dans les fonds destinés au développement, même pour renforcer l'aide à l'Ukraine, selon un sondage de l'ETH Zurich. Ces réductions sont rejetées par les deux côtés de l'échiquier politique.
Un peu plus de trois quarts de la population estime que les dépenses publiques consacrées à l'aide au développement devraient rester au niveau actuel, voire être augmentés. C'est ce qui ressort des résultats d'une enquête publiés jeudi.
Sans surprise, ce sont surtout les personnes de gauche qui s'opposent à de nouvelles coupes budgétaires. Cependant, dès qu'on leur présente les investissements actuels dans la coopération au développement, 58% des personnes interrogées de droite rejettent également toute nouvelle réduction.
Surtout pour l'Afrique subsaharienne
Selon ces résultats, ce sont surtout les pays d'Afrique subsaharienne qui ne doivent pas être lésés. Environ la moitié (49%) des personnes interrogées s'opposent à ce que les fonds qui leur sont destinés soient réduits pour aider davantage l'Ukraine. Quelques 32% n'ont pas d'avis sur la question, et seulement 19% soutiennent cette décision.
Le budget 2025-2028 approuvé par le Parlement fin 2024 pour la réduction de la pauvreté et la coopération au développement économique s'élève à 11,1 milliards de francs. Il est inférieur de près de 1,5 milliard (-18%) à la proposition initiale du Conseil fédéral. Environ 14% de ces fonds sont réservés à l'Ukraine. Près de 4'300 personnes ont participé à l'étude de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich.