Et il ne sera révoqué que si la situation se normalise en Ukraine, «par exemple avec un cessez-le-feu ou un déploiement de troupes de paix comme on en a connu en Bosnie ou au Kosovo», a détaillé la ministre de la justice dans une interview accordée au journal Le Temps.
La Saint-Galloise a déjà pris les devants en mandatant le Secrétariat d'Etat aux migrations pour examiner avec les cantons les questions qui vont se poser en cas de révocation du statut S. «Pas pour donner le signal que les gens doivent rentrer prochainement mais pour être prêt le moment venu», précise-t-elle.
Le retour pourrait s'organiser par étapes avec des différents délais de départs, comme ça avait été le cas pour les Bosniaques: «d'abord les adultes seuls ont dû rentrer, puis les familles sans enfants, puis les familles avec enfants», illustre Karin Keller-Sutter.
(ATS)