«Qu'une question de temps»
Les pompiers romands appellent à se préparer aux incendies «hors norme» en Suisse

Envoyés en renfort en Gironde, les pompiers romands alertent sur le risque en Suisse. Face à un incendie «hors norme», ils estiment que des feux d’une telle ampleur ne sont plus qu’une question de temps.
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Le colonel Nicolas Schumacher, chef du détachement romand en France témoigne d'un incendie «hors norme».
Photo: RTS
Léa Perrin - Journaliste Blick
Léa PerrinJournaliste Blick

Les yeux rivés sur les flammes qui ravagent la France, les Suisses sont pour l’instant épargnés par des incendies d’une telle violence. Mais ce répit pourrait ne pas durer, préviennent les pompiers romands envoyés en renfort en Gironde. Dans un reportage de la RTS diffusé mardi 28 juillet, l’un d’eux tire la sonnette d’alarme: «Ce n’est qu’une question de temps» avant que la Suisse ne soit, elle aussi, confrontée à des feux de cette ampleur. 

Alors que plus de 42’000 hectares ont été décimés par les incendies en Gironde, 34 sapeurs-pompiers romands sont partis soutenir leurs collègues français samedi 25 juillet. Au micro de la RTS, le colonel Nicolas Schumacher, chef du détachement romand en France et commandant du Service d’incendie et de secours de Genève (SIS), décrit un «incendie totalement hors norme» et des conditions d’intervention extrêmement difficiles. 

La Suisse prochaine cible?

Epuisées, ses équipes tirent malgré tout de précieux enseignements de cette expérience dramatique. Cette formation sur un terrain extrêmement compliqué pourrait se révéler utile à l’avenir, notamment en Suisse. Car le pays pourrait lui aussi être confronté à des incendies de cette ampleur, sous l’effet de sécheresses plus fréquentes et du réchauffement climatique. «Nous devons nous préparer parce qu’un incendie hors norme dans la végétation et les forêts suisses, ce n’est malheureusement qu’une question de temps», affirme Nicolas Schumacher, cité par la RTS.

L’incendie s’est stabilisé mardi, mais il reste actif, tandis que des reprises de feu ont été signalées en début de semaine. L’étendue du sinistre, le relief et les conditions météorologiques compliquent le travail des pompiers et les empêchent pour l'heure de venir à bout du brasier. La nouvelle vague de chaleur attendue mercredi, avec des températures pouvant atteindre 40 degrés, ainsi que des vents secs pourraient raviver les flammes.

Le détachement suisse restera sur place jusqu’au dimanche 2 août. Un second contingent romand pourrait prendre le relais, à la demande de la France. Le SIS confirme que cette possibilité est en cours d’évaluation.

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