Une femme résidant au Mexique a requis des mesures provisionnelles afin qu'un tableau de Pablo Picasso, aux mains d'une banque zurichoise, ne soit pas transmis à un tiers. Le Tribunal fédéral confirme dans un arrêt publié mardi le rejet du Tribunal de commerce zurichois d'ordonner ces mesures.
Le tableau, que l'arrêt n'identifie pas, a été mis en gage par un tiers auprès de la banque zurichoise. Une femme a saisi la justice en revendiquant la propriété du tableau, dont la valeur se chiffre à plusieurs millions de francs.
Outre sa plainte sur le fonds visant à ce qu'elle soit reconnue comme propriétaire du tableau par la justice, elle a demandé à titre provisionnel que le Tribunal de commerce interdise à la banque zurichoise de déplacer la peinture, de conclure des contrats à son sujet ou de transmettre le gage à un tiers.
Entreposé à Genève
Il ressort de l'arrêt du Tribunal fédéral que pendant plus de douze ans, la propriétaire présumée ne s'est pas souciée du sort du tableau. Elle l’avait confié en effet en 2014 à un entrepôt spécialisé dans les œuvres d’art à Genève. C’est par hasard qu’elle a appris en février 2025 que le tableau était en possession de la banque zurichoise et n’était plus entreposé à Genève.
La femme affirme l'avoir vendu mais n'avoir pas touché l'intégralité de la vente. Elle n'a toutefois pas déposé de plainte pénale. En outre, elle prétend que le tableau aurait quitté l'entrepôt genevois, à son insu, pour être exposé à Venise en 2014.
La femme qui revendique la propriété du tableau n'ayant pas obtenu gain de cause sur les mesures provisionnelles, elle devra s'acquitter des frais judiciaires, qui s'élèvent à 30'000 francs.