Rémunération des producteurs
La Suisse veut mieux stocker son énergie solaire

En Suisse, les excédents d'électricité solaire provoquent des prix négatifs sur le marché. Le Conseil fédéral modifie une ordonnance pour encadrer la rémunération des producteurs dès le 1er juillet.
En Suisse, les excédents d'électricité solaire provoquent des prix négatifs sur le marché.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Moins d'électricité solaire doit être injectée dans le réseau les jours ensoleillés. Elle doit plutôt être consommée directement ou stockée temporairement. Le Conseil fédéral a adopté mercredi une modification d'ordonnance en ce sens, qui entrera en vigueur le 1er juillet.

La nouvelle disposition règle la rémunération lorsque les gestionnaires de réseau et les producteurs ne parviennent pas à s'entendre sur cette rétribution. Dans ce cas, celle-ci correspond au prix du marché au moment de l'injection.

En Suisse, les excédents d'électricité sont plus fréquents les jours ensoleillés, indique le gouvernement dans un communiqué. Une production croissante d'électricité photovoltaïque explique cette tendance. Il en résulte un plus grand nombre d'heures avec des prix de marché négatifs. La modification gouvernementale n'impacte pas les rémunérations minimales pour les producteurs disposant d'installations d'une puissance inférieure à 150 kilowatts, qui restent inchangées.

Données plus accessibles

Il faut désormais permettre aux exploitants d'installations photovoltaïques d'accéder facilement aux données de marché pertinentes, a réagi Swissolar, l'association suisse des professionnels de l'énergie solaire, dans un communiqué. C'est seulement ainsi qu'ils pourront tirer le meilleur parti du nouveau modèle de rémunération, qui doit entrer en vigueur en 2027.

Swissolar demande que l'Office fédéral de l'énergie publie les prix de l'électricité du lendemain pour le marché suisse. Il faut également une interface de données librement accessible pour la consultation automatique des prix.

A l'été 2024, l'énergéticien Axpo avait déclaré à l'agence de presse économique AWP que le nombre d'heures avec des prix négatifs en Suisse était passé de moins de 100 heures par an auparavant à plus de 200 au cours de l'année en question. Ce phénomène va s'aggraver tant qu'il ne sera pas possible de mettre hors-service des installations photovoltaïques à grande échelle ou d'utiliser l’électricité à d’autres fins, selon Repower, une autre entreprise énergétique.

Dans la foulée, le Conseil fédéral a adopté d'autres modifications d'ordonnances dans le domaine de l'énergie. Il a par exemple décidé que l'étiquette énergétique ne soit plus obligatoire sur les machines à café en Suisse. Cette exigence s'écartait de la législation européenne.

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