La polémique autour des factures d'hôpital liées au drame de Crans-Montana prend de l'ampleur. La Première ministre italienne Giorgia Meloni s'en est pris à la Suisse après que copies de factures de l'hôpital de Sion aient été envoyées aux familles des victimes italiennes. A Rome, on parle d'une «bureaucratie inhumaine».
Lundi, le président de la Confédération Guy Parmelin rencontrera Meloni à Erevan, en Arménie, en marge d'un sommet de la Communauté politique européenne (CPE, à ne pas confondre avec l'UE ou le Conseil de l'Europe). Le porte-parole de Guy Parmelin, Urs Wiedmer, a déclaré: «Nous ne pouvons donner aucune indication sur le contenu et la durée de cet entretien pour le moment».
La France et la Belgique restent discrètes
Selon les informations de Blick, la Confédération a examiné la situation. Conclusion: la Suisse ne souhaite pas traiter l'Italie différemment de la France ou de la Belgique qui, contrairement à Rome, coopèrent en toute discrétion. Toutefois, selon le règlement européen 883/2004, les Etats pourraient renoncer à un remboursement mutuel. L'Italie avait annoncé qu'elle ne facturerait rien à la Suisse pour le traitement des victimes de l'incendie.
Selon certaines sources, Guy Parmelin entend souligner auprès de Meloni que les victimes italiennes de Crans-Montana n'auront pas à débourser un centime pour leur séjour à l'hôpital en Suisse. Ce sont soit la Suisse, soit l’Italie qui prendront en charge les frais.
La porte-parole de l'Office fédéral de la justice (OFJ), Ingrid Ryser, précise: «La question de la facturation des prestations hospitalières entre les Etats concernés est actuellement examinée sur la base des dispositions légales en vigueur». Par mesure de sécurité, la Confédération a demandé à tous les hôpitaux de ne plus envoyer de copies de factures aux patients domiciliés à l'étranger.