Drame de Bondo (GR)
Un avocat de la défense met en avant «un critère irréaliste»

A Pontresina, cinq personnes sont jugées pour l'éboulement de Bondo (GR) en 2017 qui a tué huit personnes. La défense alerte sur les impacts d'une éventuelle condamnation.
Cinq personnes comparaissent pour homicide par négligence.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Le deuxième jour du procès de l'éboulement de Bondo (GR) s'est ouvert mardi à Pontresina. Cinq personnes comparaissent pour homicide par négligence. Pour un avocat de la défense, une condamnation aurait de graves répercussions sur la gestion future des risques.

Une condamnation aurait pour conséquence qu'à l'avenir, il faudrait appliquer un «critère irréaliste» pour évaluer le niveau de risque, a plaidé mardi l'avocat d'un employé cantonal mis en cause. «Il suffit de consulter la carte des risques des Grisons pour constater que des parties considérables du canton sont menacées par des risques naturels», a-t-il argumenté.

Si tout risque résiduel d’un événement devait être exclu, de vastes parties des Grisons deviendraient inhabitables, a poursuivi l'avocat. Selon lui, aucun des accusés n’est responsable de la concrétisation du risque résiduel lors de l’éboulement survenu au Piz Cengalo au matin du 23 août 2017. Huit personnes ont perdu la vie dans la catastrophe. Les accusés sont poursuivis pour ne pas avoir fermé les sentiers de randonnée.

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