Pfister fait le ménage
La secrétaire d'Etat suppléante Pälvi Pulli quitte son poste… avec une jolie indemnité

L'ambassadrice Pälvi Pulli, ancienne favorite de Viola Amherd pour diriger le SEPOS, quitte son poste fin octobre. Mais elle ne partira pas les mains vides.
1/5
Pälvi Pulli, secrétaire d'Etat suppléante, quitte le ministère de la Défense.
Photo: Keystone

La secrétaire d'Etat suppléante Pälvi Pulli quittera le Secrétariat d'Etat à la politique de sécurité (SEPOS) fin octobre. Département fédéral de la Défense, de la protection civile et du sport (DDPS) et l’ambassadrice ont convenu d'un commun accord de résilier les rapports de travail. 

Selon des informations de Blick, Pälvi Pulli aurait été poussée vers la sortie. La Finlandaise d'origine avait été nommée et promue par l'ancienne conseillère fédérale Viola Amherd. Mais elle ne semblait pas bénéficier du même soutien de son successeur à la tête du DDPS, Martin Pfister. 

Pälvi Pulli était la favorite de l'ancienne conseillère fédérale valaisanne pour prendre la tête du SEPOS. Mais son profil avait été jugé trop «internationaliste» et elle n'avait pas été retenue. C'est le brigadier Markus Mäder qui a finalement été choisi et qui dirige le nouveau Secrétariat d'Etat. Ce dernier examine une réorganisation au sein du département international. Actuellement, le SEPO et le département des relations internationales du DDPS présentent des structures redondantes. Certains employés seraient contraints de postuler à nouveau à leur poste. 

8 mois de salaire

Dans un communiqué, le ministre de la Défense, Martin Pfister, a remercié Pälvi Pulli «pour son engagement exceptionnel et ses précieux services rendus au ministère». Il a souligné son rôle déterminant dans la création du SEPO, fondé en 2024, et son influence considérable sur la coopération internationale du DDPS.

Pulli sera placée en congé sans solde pendant son préavis de quatre mois. Cette pratique est courante pour les postes de direction. Toutefois, elle ne partira pas les mains vides: elle recevra une indemnité de départ équivalente à huit mois de salaire. Elle devra rembourser cette somme si elle reprend un emploi.

Articles les plus lus