Plus de moyens pour l'armée souhaitée
En Suisse, le sentiment de sécurité au plus bas depuis 20 ans

Une étude présentée par le DDPS révèle que 86% des Suisses s'inquiètent de la situation politique mondiale. Le sentiment de sécurité atteint son plus bas niveau en 20 ans, et les dépenses militaires préoccupent.
1/2
La large majorité des Suisses sont favorables à l'armée.
Photo: keystone-sda.ch
sda-logo.jpeg
ATS Agence télégraphique suisse

La situation politique mondiale inquiète la population suisse en matière de sécurité, selon une étude. Dans ce contexte, l'armée doit jouer un rôle, avec des dépenses plus élevées. Un rapprochement avec l'OTAN est aussi vu d'un bon oeil. Quelque 86% des personnes interrogées se montrent pessimistes face à la situation politique mondiale. L'avenir de la Suisse préoccupe aussi.

L'armée divise

De manière générale, le sentiment de sécurité a baissé, pour se situer au plus bas niveau de ces vingt dernières années, selon l'étude «Sécurité 2026», présentée mardi par le Département fédéral de la défense (DDPS). Plus de 80% des personnes considèrent l'armée «absolument» ou «plutôt nécessaire».

A l'inverse, un quart souhaite abolir le service militaire obligatoire. Depuis la fin de la Guerre froide, ce taux n'a jamais été aussi bas, souligne l'étude. Dans le même temps, la part des personnes jugeant trop faibles les dépenses consacrées à la défense n'a jamais été aussi forte (29%) depuis 1986.

L'étude note encore qu'une légère majorité est favorable à un rapprochement avec l'OTAN. Par ailleurs, la neutralité est remise en question: plus de la moitié des personnes pensent que la neutralité ne peut plus être défendue militairement de manière crédible.

Articles les plus lus