De nouvelles zones d’ombre du passé judiciaire de Jacques Moretti surgissent ce 16 janvier. Déjà condamné en 2008 à de la prison en France pour proxénétisme et accusé par des anciens employés du «Constellation» de payer des heures supplémentaires au noir, le patron du bar de Crans-Montana a aussi été reconnu coupable d'une fraude aux aides sociales (APL) en France, d'après des documents que s'est procurés «Le Figaro».
L'affaire remonte à l'époque où il résidait en Corse. Jacques Moretti a été condamné en 2010 à quatre mois de prison avec sursis pour fausses attestations de logements et de loyer, afin de toucher des allocations familiales. Selon le quotidien français, il a ainsi réussi à toucher entre octobre 2004 et juin 2006 une jolie somme de l'aide sociale: 6931,99 euros. En plus de cette condamnation, il a dû rembourser les montants perçus et les frais de justice, et s'est vu infliger une amende.
Un prêt Covid pour une Maserati?
Mais il ne se serait pas arrêté là: dix ans plus tard, rebelote. Cette fois de l'autre côté de la frontière, en Suisse. La presse a rapporté la semaine dernière des soupçons de fraude liés à des prêts Covid. Pendant la pandémie, contraints de fermer «Le Constellation» durant deux mois du printemps 2020, les Moretti avaient touché un prêt étatique d'environ 75'500 francs destiné aux entreprises en difficulté.
Mais il y a un hic: le couple a été soupçonné par la justice d'avoir utilisé une grande partie de la somme pour rembourser le leasing privé de sa Maserati. Bien qu'immatriculée au nom de la société, la voiture se serait trouvée en Corse au printemps de la même année. Une utilisation de l'aide contraire aux dispositions de la loi suisse.
Jacques Moretti avait contesté ces accusations devant la justice. Le tribunal a finalement tranché en faveur d'un non-lieu, estimant que les éléments n'étaient pas suffisants pour inculper Jacques Moretti «malgré un manque de clarté». Il a considéré que «rien ne laissait présumer que des fonds issus du crédit Covid ont été utilisés à d'autres fins que pour des affaires en lien avec la société», rapporte «Le Figaro».