Cinémas de tir immersifs
L'armée suisse souhaite se doter de nouveaux simulateurs de tir

L'armée suisse veut moderniser sa formation avec des «cinémas de tir immersifs». Ces simulateurs virtuels, prévus pour 12 tireurs, visent à réduire le bruit et améliorer l'entraînement au tir. Décision attendue en 2027.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

L'armée suisse souhaite acquérir de nouveaux simulateurs d'entraînement au tir. Grâce à ces installations, appelées «cinémas de tir immersifs», elle entend réduire les nuisances sonores liées aux tirs tout en améliorant l'efficacité de la formation.

C'est ce qui ressort d'une publication de l'Office fédéral de l'armement (Armasuisse) mise en ligne cette semaine sur la plateforme d'appels d'offres simap.ch et révélée dimanche par la SonntagsZeitung. Selon l'annonce, ces cinémas de tir doivent permettre la formation simultanée de douze tireurs au maximum.

Armasuisse prévoit d'évaluer les offres d'ici au début de l'année prochaine, avant d'acquérir ces cinémas de tir immersifs. Le terme «immersion» désigne le fait de plonger les utilisateurs dans un environnement virtuel.

Des installations similaires existent déjà

Interrogé dimanche par Keystone-ATS, le porte-parole de l'armée, Mathias Volken, a précisé qu'il s'agit de la formation au maniement des armes de poing et des armes légères. Outre le maniement, ces nouvelles installations permettent notamment de s'entraîner au tir dans des conditions proches de la réalité, tout en limitant les émissions.

«Contrairement aux simulateurs de tir lasers utilisés aujourd'hui, qui servent principalement à s'entraîner aux procédures tactiques ou aux situations de combat, l'accent est mis ici sur l'utilisation réaliste des armes et la neutralisation des cibles», a expliqué Mathias Volken. L'armée suisse ne dispose pas encore de cinémas de tir immersifs.

Ces installations ne remplacent toutefois pas entièrement la formation au tir avec des munitions réelles. Des exercices avec des munitions réelles continueront donc d'être organisés sur les stands de tir.

Mathias Volken a également souligné que l'appel d'offres publié sur simap.ch avait pour objectif de permettre à Armasuisse de recueillir des informations et d'étudier le marché en vue d'une analyse des acquisitions. «Il ne s'agit ni d'une acquisition définitive ni d'une décision préliminaire concernant un projet concret», a-t-il déclaré.

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