Les perspectives pour l'économie suisse se sont améliorées en juillet, selon le baromètre du KOF publié jeudi, qui relève une évolution positive notamment dans l'industrie. En juillet, ce baromètre – qui donne une indication sur la tendance à court terme du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse – a gagné 1,4 point pour atteindre 103,5 points, a indiqué le centre de recherches conjoncturelles de l'école polytechnique fédérale de Zurich dans un communiqué.
Cet institut zurichois, qui calcule ce baromètre tous les mois, note une amélioration des perspectives en juillet dans les services financiers et les assurances, dans le bâtiment ainsi que dans l'industrie, avec des «signaux positifs» pour les indicateurs concernant l'industrie électrique, la construction automobile et la construction mécanique.
Les indicateurs concernant la demande étrangère sont en revanche restés stables tout comme ceux pour la consommation, détaille le communiqué. En mars, ce baromètre avait brusquement chuté après le choc économique de la guerre au Moyen-Orient. Depuis, il s'est peu à peu redressé, repassant en juin au-dessus de la barre des 100 points qui marque le seuil de croissance pour l'économie suisse.
«Des incertitudes élevées»
Avec cette nouvelle hausse du baromètre en juillet, «l'amélioration des perspectives pour la conjoncture suisse se confirme», estime l'institut zurichois dans le communiqué. Le ministère de l'Economie doit publier sa première estimation de PIB pour le deuxième trimestre le 14 août.
Mi-juin, il avait légèrement abaissé ses prévisions conjoncturelles, disant tabler sur une progression du PIB de 0,9% en 2026 (contre 1% attendu auparavant) au vu du climat «d'incertitudes élevées» avec la guerre au Moyen-Orient. Au premier trimestre, le PIB du pays alpin avait progressé de 0,4%, contre 0,2% au trimestre précédent, sous l'effet de la demande dans l'industrie qui avait aidé à compenser une baisse des exportations dans la pharmacie et une quasi-stagnation des dépenses de consommation.
Une partie des entreprises industrielles sont portées par la demande d'équipements pour la construction de centres de données avec la vague d'investissements dans l'intelligence artificielle. Fin mai, l'organisation patronale Swissmem, qui représente les entreprises industrielles, avait toutefois prévenu que la reprise dans l'industrie repose «sur une base fragile», la demande se concentrant sur un petit nombre d'entreprises et de sous-branches.