Une initiative qui coûte cher
Un resquilleur tente de soudoyer le contrôleur CFF avec un billet de 20 francs

Un passager de train à Zurich a tenté d'éviter une amende avec un billet de 20 francs. Accusé de corruption, il écope de 500 francs de frais, 30 jours-amende à 120 francs et d'un délai d'épreuve.
Le contrôleur a refusé la proposition du resquilleur et a signalé l'incident.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Un passager de train a tenté d'échapper à une amende en proposant un billet de 20 francs à un contrôleur zurichois, qui ne s'est toutefois pas laissé acheter. Le Ministère public de la Confédération a sanctionné le passager pour corruption.

Cette tentative a coûté cher à cet homme de 61 ans. Il doit maintenant prendre en charge les frais de procédure, d'un montant de 500 francs. Il est en outre condamné à 30 jours-amende à 120 francs. Cette peine est assortie d'un délai d'épreuve de deux ans. Le Ministère public de la Confédération a déclaré vendredi à Keystone-ATS qu’il avait rendu une ordonnance pénale en ce sens, confirmant une information de Blue News.

«Une putain de mafia»

Selon cet article, l’homme a dit au contrôleur de se calmer, d’oublier le formulaire et d’aller se chercher un café. Le contrôleur a alors refusé le billet de 20 francs et signalé au passager qu’il s’agissait d’un pot-de-vin. L'homme n’avait pas validé suffisamment de zones pour son billet, relève Blue News. Sa contestation n’a servi à rien. En sortant du train, il a encore qualifié les contrôleurs de «putain de mafia».

Le fait que ce ne soit pas le Ministère public zurichois qui se soit occupé de cette affaire, à première vue mineure, peut surprendre. Dans un tel cas, c'est le Ministère public de la Confédération qui est compétent, car les contrôleurs des CFF sont considérés, au regard du droit pénal, comme des employés de la Confédération lorsqu’ils effectuent des contrôles de billets.

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