En période de canicule
Une pétition lancée pour mieux protéger les ouvriers sur les chantiers

Une pétition de la Société Suisse des Entrepreneurs demande des règles claires pour protéger les ouvriers des chantiers en cas de canicule. Les entreprises veulent éviter pénalités et retards liés à la chaleur extrême.
La Société Suisse des Entrepreneurs a lancé une pétition pour mieux protéger les ouvriers sur les chantiers en période de canicule.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

La Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) souhaite éviter que les entreprises de construction ne soient pénalisées pour les retards liés à la chaleur sur les chantiers. Dans une pétition, elle réclame «des conditions-cadres équitables et réalistes en cas de canicule».

«Nous exigeons des mesures de protection adaptées à la pratique sur les chantiers, des délais réalistes et des règles claires en matière d’interruption du travail pour cause de chaleur», écrit la SSE dans sa pétition lancée mardi. Selon elle, les entreprises de construction ne devraient pas être pénalisées pour les retards dus à une chaleur extrême.

Contrairement aux intempéries, les retards et les interruptions des travaux de construction dus à une chaleur extrême sont rarement pris en compte et ne donnent pas lieu à indemnisation, souligne la SSE. De plus, ces retards entrainent des pénalités contractuelles élevées. «Les coûts et la pression pèsent donc entièrement sur les entreprises de construction et les ouvriers du bâtiment, qui sont tenus de respecter des délais toujours plus serrés en cas de chaleur extrême», poursuit la SSE.

Motion au Parlement

Une motion est actuellement en cours d’examen au Parlement, elle vise à charger le Conseil fédéral de «prendre toutes les mesures nécessaires pour que les évènements naturels soient obligatoirement pris en compte lors de la planification et de l’exécution de travaux de construction».

Selon le texte, en cas de chaleur extrême, les entreprises doivent pouvoir interrompre les travaux afin de garantir la santé et la sécurité des ouvrières et des ouvriers sur le lieu de travail, sans s’exposer à des peines conventionnelles. Le Conseil national avait adopté cette motion en décembre 2024, la motion a été renvoyée en juin dernier à la commission du Conseil des Etats.

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