Jusqu'à 39 degrés!
Pourquoi est-ce à Bâle qu'il fait le plus chaud, pendant la canicule?

Alors que Genève et Zurich affichent 37 degrés, Bâle pulvérise tous les records avec un pic à 39 degrés, prévu le samedi 27 juin. Mais pourquoi y fait-il plus chaud qu'ailleurs? Un météorologue nous explique.
Ce samedi 27 juin, Bâle affrontera des pics de chaleur allant jusqu'à 39 degrés, annonce MeteoNews.
Photo: Keystone

En bref

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  • La Suisse subit une canicule intense, avec des températures record atteignant 39 degrés à Bâle, 37 degrés à Genève, Zurich et Porrentruy, et 34-36 degrés à Lausanne et Neuchâtel, pour le samedi 27 juin. Bâle enregistre un pic national exceptionnel.
  • Bâle souffre particulièrement à cause de sa faible altitude (environ 270 m), de son emplacement dans une cuvette sans vent ni point d’eau, et de courants chauds provenant de l’Alsace et de la Bourgogne qui s’accumulent.
  • Genève, de son côté, est exposée aux courants chauds du Sud, avec un effet de foehn augmentant les températures. Tout dépend cependant de la localisation précise des stations météorologiques.
Ellen De Meester - Journaliste Blick
Ellen De MeesterJournaliste Blick

Même les nuits reseront douces, en ce dernier weekend de juin résolument accablant. La canicule, qui s'apprête pourtant à s'atténuer (enfin!), abattra des températures suffocantes sur la Suisse. Genève, Zurich et Porrentruy devront affronter 37 degrés, ce samedi, tandis que Lausanne et Neuchâtel oscilleront plutôt autour des 34-36 degrés. A Bâle en revanche, le Mercure devrait afficher un exceptionnel pic à 39 degrés, battant le record national du jour. 

En regardant cette carte criblée de rouge, avec une goutte de sueur anticipative roulant déjà sur nos tempes, on peut se demander pourquoi il fera si chaud dans la région bâloise. Et pourquoi ses habitants devront – les pauvres! – supporter une température frisant les quarante degrés. 

«Avec ses 270 mètres d'altitude, il s'agit de la région la plus basse du Nord des Alpes, explique Vincent Devantay, météorologue à MeteoNews. En comparaison avec le plateau, dont l'altitude est environ 150 à 200m plus élevée, Bâle gagne facilement 0,5 à 1 degré par 100 mètres.» 

Bâle se trouve dans une «cuvette»

Sans oublier que sa position géographique la rend particulièrement vulnérable à la chaleur, qui a tendance à s'y accumuler: «Bâle se trouve dans une cuvette, ne comprend pas de point d'eau et bénéficie de très peu de vent, poursuit notre expert. L'air chaud ne peut donc pas s'évacuer, comme il le fait en Valais, par exemple, où le ressenti est plus supportable grâce au vent.»

D'autant plus que Bâle se situe dans le couloir rhénan, ce qui l'expose à l'air chaud venu de l'Alsace et de la Bourgogne: «L'air venu de ces régions, également exposées à des températures frôlant les quarante degrés, s'engouffre dans ce couloir pour arriver à Bâle, poursuit Vincent Devantay. Il stagne ensuite dans cette fameuse 'cuvette' et s'y accumule au fil des jours.» 

Genève, confrontée aux courants du Sud

La Cité de Calvin, de son côté, connaît également des températures spectaculaires, pour la Suisse romande. Située dans la Vallée du Rhône, elle écope de tous les courants chauds venus du Sud, depuis la région de Lyon. «Cela booste la température, produisant un effet de foehn semblable à ce qu'on peut observer à Bâle ou Delémont», observe notre intervenant.

Celui-ci note cependant que tout dépend de la station météorologique qui enregistrent les pics de chaleur: «Celle de Genève se trouve près de l'aéroport, mais si on la déplaçait sur la rade, les températures affichées seraient très différentes. Dès qu'on s'approche du lac, la chaleur diminue sensiblement.» 

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