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Tamedia ne lâche rien et lance ses licenciements malgré la manifestation à Zurich

Malgré une manifestation rassemblant 400 personnes mardi à Zurich, Tamedia a entamé des entretiens de licenciement. La direction justifie la suppression de 41 postes par des impératifs économiques.
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Le groupe de presse Tamedia entame les convocations de renvoi.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Tamedia entame ses entretiens de licenciement malgré le rassemblement de protestation du personnel et de ses soutiens mardi à Zurich. Sur les sites en ligne des titres du groupe de presse, la direction défend sa décision de licencier 41 employés.

Cinq heures après l'action de protestation qui s'est tenue devant le siège de Tamedia à la mi-journée mardi, les premières convocations destinées à informer des employés de leur licenciement sont parvenues à leurs destinataires, indiquent mercredi les rédactions du groupe à Keystone-ATS. Le personnel est indigné: «Nous appelons la direction à suspendre immédiatement ces entretiens», écrivent les rédactions.

Mardi, environ 400 personnes – employés, confrères, lecteurs – s'étaient réunies devant le siège du groupe. Le maire de Zurich Raphael Golta (PS), le co-président du PS Cédric Wermuth et la conseillère nationale socialiste Jacqueline Badran notamment étaient venus apporter leur soutien.

«Douloureux mais économiquement nécessaires»

En fin de journée, la direction a publié des explications aux lecteurs sur ses sites en ligne. «Tamedia doit supprimer des postes», peut-on y lire. Et d'invoquer les bouleversements profonds sur le marché suisse des médias: «les conditions économiques du journalisme sont sous pression».

Les recettes et les structures du groupe de presse ne sont plus en adéquation, ajoute la direction. «Les mesures annoncées sont douloureuses, mais elles sont économiquement nécessaires», souligne-t-elle.

Il y a deux semaines, Tamedia a annoncé la suppression de 34 postes à plein temps dans ses rédactions alémaniques et romandes. Au total, 41 personnes perdent leur emploi: 28 en Suisse alémanique et 13 du côté romand. Le personnel réclame que la direction privilégie le non-remplacement des départs naturels dans cette restructuration.

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