Lucas Pinheiro Braathen
Le Brésilien, qui a grandi en Norvège, a remporté les trois derniers géants de la dernière saison de Coupe du monde (les JO, Kranjska Gora et Hafjell). Et samedi dernier, il a une nouvelle fois lancé un gros signal! Lorsque ce fils d’un Norvégien et d’une Brésilienne a effectué des entraînements sur la piste de course de Sölden, face aux Suisses et à ses anciens coéquipiers norvégiens, il a constamment été le plus rapide. Lors de la première comme de la deuxième manche, le champion olympique a pris plus d’une seconde à ses adversaires.
L’entraîneur de Swiss-Ski Matteo Joris a néanmoins découvert un petit point faible chez le «Samba-Carver»: «L’entraîneur de Pinheiro était le traceur samedi. Et il avait tracé un parcours très direct. Mais dimanche, on a vu que Lucas avait davantage de difficultés avec des parcours qui tournent plus. Marco Odermatt et Loïc Meillard étaient soudainement plus rapides.» Dommage pour les Suisses: l’entraîneur de Lucas Braathen, Mike Pircher, pourra tracer la manche finale lors de la course de dimanche.
Henrik Kristoffersen
Des experts de premier plan, comme le champion olympique Beat Feuz, évaluent le niveau champion du monde de slalom 2023 encore plus haut que les saisons précédentes. La raison: après trois ans passés chez l’équipementier Van Deer, où il n’a jamais vraiment réussi à s’habituer à la chaussure, le bouillant Norvégien semble avoir trouvé chez Head le matériel parfait pour lui. Matteo Joris souligne toutefois que, lors des entraînements à Sölden, Henrik Kristoffersen a lui aussi perdu plus d’une seconde sur Lucas Braathen.
Mais cette objection n'inquiète pas le nouveau chef de course de Stöckli, Jörg Roten. Le Valaisan a été l’entraîneur de Henrik Kristoffersen pendant trois ans. «Et je sais donc qu’Henrik peut généralement énormément progresser en course.» Le chef de course de Head, Rainer Salzgeber, a amené dans l'équipe de Henrik Kristoffersen un homme qui s’est fait un grand nom en Suisse: Niclas Cronsell, le serviceman de longue date de Loïc Meillard. «Cette combinaison est aussi parfaite parce que Niclas, Suédois de naissance, comprend les nuances linguistiques de Kristoffersen, contrairement à un Autrichien ou à un Suisse.» Le fait que le Viking puisse parfois se mettre vraiment en colère ne pose aucun problème à l’équipe Head. «Il y a des années, nous avons placé l’inscription Weltcup-Rebels sur nos vestes. Kristoffersen est très bien entouré chez nous pour cette raison», estime Rainer Salzgeber.
Atle Lie McGrath
Le Norvégien a remporté le petit globe du slalom la saison dernière, après son immense frustration aux Jeux olympiques, où il avait été éliminé alors qu’il était en tête à mi-parcours. Le fils de l’ancien spécialiste du slalom Felix McGrath (un podium en Coupe du monde) vise désormais sa première victoire en géant.
«J’ai vu Atle quelques fois lors de la préparation, il est en très grande forme», confirme Matteo Joris. Comme son compatriote Henrik Kristoffersen, Atle Lie McGrath est également équipé par Head. «Il nous est toutefois difficile de convaincre Atle d’adopter des nouveautés. Lorsqu’une chose fonctionne pour lui, il s’y tient très longtemps», révèle Rainer Salzgeber.
Marco Schwarz
L’Autrichien n’a pas convaincu lors des entraînements de Sölden la semaine dernière. «Mais l’année dernière, il avait semblé encore moins bon lors des entraînements de Sölden et avait tout de même terminé deuxième de la course derrière Marco Odermatt», se souvient Rainer Salzgeber, qui a remporté l’argent aux Championnats du monde 1993 en géant.
Matteo Joris est lui aussi fermement convaincu «que Blacky sera très chaud dimanche à Sölden». Depuis que le champion du monde du combiné 2021 a mis fin à sa carrière en slalom, son attention se porte principalement sur le géant.
Alexander Steen Olsen
L’hiver dernier, ce technicien hors pair a manqué la saison en raison d’une blessure au genou. Aujourd’hui, le jeune homme fait son retour. «J’ai déjà vu de très bonnes choses de la part d’Alexander lors de la préparation», constate Matteo Joris. Sölden est associé à des souvenirs particulièrement bons pour le Norvégien. En 2024, Alexander Steen Olsen s’était imposé sur le géant du glacier devant ses compatriotes Henrik Kristoffersen et Atle Lie McGrath.