«Moins de stress»
La Fribourgeoise Sue Piller va-t-elle confirmer cet hiver?

Révélation du dernier hiver, Sue Piller entame la nouvelle saison de Coupe du monde avec des certitudes. La skieuse de Planfayon aborde ce cap de la confirmation avec ambition et lucidité.
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Sue Piller a notamment participé aux Jeux olympiques cette année.
Photo: JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Matthias DavetJournaliste Sport

La saison dernière, Sue Piller s'est fait un nom sur le Cirque blanc. En janvier, la Fribourgeoise a décroché une magnifique sixième place lors du géant de Spindleruv Mlyn, en République tchèque. Forcément, la skieuse de 21 ans est attendue, et ce dès l'ouverture de la saison à Sölden, le 24 octobre prochain.

Car, pour la première fois de sa carrière, Sue Piller est assurée de débuter sur le circuit de la Coupe du monde, après ses bons résultats de l'hiver dernier. «C'est chouette d'avoir ces certitudes, de savoir exactement à quelles courses je vais prendre part, se réjouit la skieuse de Planfayon. Je n'aurai pas ce stress de montrer ce que je vaux aux entraînements.»

Cet été, pour se préparer au mieux, l'équipe de Suisse s'est envolée du côté d'Ushuaïa. Là-bas, Sue Piller et ses coéquipières ont eu l'occasion de se tester sur différents types de neige. «Ce n'était pas toujours facile, mais productif, avoue-t-elle. Ce n'est pas comme sur les glaciers, où la neige nous procure du bon feeling.» Entre toutes les conditions que sont la glace, la neige de printemps ou la poudreuse, par exemple, Sue Piller a-t-elle une préférence? «Non, j'essaie de ne pas en avoir… Bon, okay, quand même la glace (rires).»

L'école de recrues à Macolin

La saison 2026/27 pourrait être celle de la confirmation pour la Fribourgeoise. Même s'il ne faut pas oublier que les événements se sont rapidement enchaînés pour elle l'hiver dernier. «Ça a été plus vite que ce que je pensais, admet-elle. C'était difficile à réaliser durant la saison. Je commence gentiment à le faire.»

Surtout que, cet été, Sue Piller n'a pas vraiment eu le temps de se poser. Directement, elle a dû filer à Macolin pour y réaliser son école de recrues. «Ça aurait été cool d'avoir une pause et du temps pour souffler, après un hiver aussi intense, avoue-t-elle. L'avantage avec Macolin, c'est que ça m'a changé les idées, avec les autres sportifs.»

Un côté mental pour performer

Pour franchir un palier, Sue Piller sait qu'elle va devoir trouver de la constance dans son ski. «Il y a un côté mental, explique-t-elle. Il faut que j'arrive à être prête durant toute la saison.» Même si les planètes s'alignent, la Fribourgeoise sait que son exercice sera fait de hauts et de bas. «Il faudrait juste que les moments plus compliqués ne le soient pas trop», tente-t-elle d'imager.

Grâce à ses résultats de l'année dernière, la skieuse de 21 ans peut aussi s'appuyer sur des certitudes. «Je ne dirais pas qu'il y a plus de pression, ni que ça m'aide forcément, répond-elle. En revanche, si je pense trop aux résultats, ça ne m'aide pas du tout.» Problème: en ski alpin, on en parle bien souvent.

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