Ditaji Kambundji, 2025
À seulement 23 ans, Ditaji Kambundji offre à l’athlétisme suisse l’un des plus grands moments de son histoire lors des Championnats du monde en plein air de Tokyo. La Bernoise s’empare du titre mondial du 100 m haies en établissant un nouveau record de Suisse en 12’’24. Avant elle, aucune Suissesse n’avait jamais décroché une couronne mondiale. Quelques mois plus tard, elle est élue sportive suisse de l’année.
Markus Ryffel, 1984
Alors que la Suisse n’a jamais compté autant d’athlètes de classe mondiale qu’aujourd’hui, Markus Ryffel (71 ans) demeure encore le dernier Suisse à être monté sur un podium olympique dans une discipline de course. Aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984, sa médaille d’argent sur 5000 m marque toute une génération. Son exploit californien offre à la télévision suisse l’un de ses moments les plus mémorables et suscite une immense émotion dans tout le pays. Aujourd’hui encore, Ryffel reste un ambassadeur particulièrement engagé de la course à pied.
Ajla Del Ponte et Mujinga Kambundji, 2021
L’image conserve encore aujourd’hui quelque chose d’irréel. Lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2021, deux Suissesses prennent part à la finale du 100 m. Voir deux représentantes helvétiques au départ de l’épreuve reine du sprint relevait presque de l’impensable. Del Ponte se classe cinquième, tandis que Kambundji termine sixième.
André Bucher, 2001
Un Suisse présenté comme le grand favori pour l’or? C’est exactement le scénario qui se dessine en 2001 à Edmonton, au Canada. André Bucher (49 ans aujourd’hui) réalise une course parfaite sur 800 m et devient champion du monde. La profonde déception des Jeux olympiques de Sydney, un an plus tôt, où il avait dû se contenter de la cinquième place après avoir été gêné durant la course, appartient alors au passé.
Werner Günthör, 1987
En pleine époque du Rideau de fer, Werner Günthör (65 ans aujourd’hui) offre à la Suisse son premier titre mondial en athlétisme, un exploit retentissant. Le 29 août 1987 à Rome, le géant thurgovien propulse le poids à 22,23 m. Günthör ajoutera ensuite deux nouveaux titres mondiaux à son palmarès, en 1991 puis en 1993.
Audrey Werro, 2026
La Fribourgeoise est la plus récente représentante du cercle très fermé des athlètes suisses de classe mondiale. Et Audrey Werro (22 ans) pourrait bientôt laisser derrière elle toutes les figures déjà établies. Sa victoire lors du meeting de Diamond League de Stockholm marque les esprits, tandis que son nouveau record de Suisse en 1’53’’98 constitue la meilleure performance mondiale sur 800 m depuis 43 ans. En raison des soupçons de dopage qui entourent les années 1980, ce chrono peut même être considéré, dans une certaine mesure, comme le véritable record du monde.
Mujinga Kambundji, 2019
Les Championnats du monde de Doha, au Qatar, sont loin d’avoir l’ambiance d’une grande fête populaire en raison du manque de spectateurs. Ils occupent néanmoins une place particulière dans l’histoire du sport suisse. Grâce à sa médaille de bronze sur 200 m, Mujinga Kambundji (33 ans aujourd’hui) franchit un nouveau cap. Pour la Bernoise, pionnière de l’athlétisme suisse moderne, cette performance marque son accession définitive au plus haut niveau.
Simon Ehammer, 2026
Jusqu’ici, l’année 2026 est exceptionnelle pour le champion du monde en salle et détenteur d’un record du monde Simon Ehammer (26 ans). L’Appenzellois a brillé lors du prestigieux meeting d’épreuves combinées de Götzis, en Autriche. Il y remporte pour la première fois la couronne de Götzis d’une manière qui le fait entrer dans une autre dimension. Leader à mi-parcours avec un total de points record, il réalise également 8,51 m à la longueur, une performance synonyme de record de Suisse et de record du monde du saut en longueur dans le cadre d’un décathlon.
Anita Weyermann, 1997
C’est sans doute l’interview la plus culte de l’histoire du sport suisse. Au micro de la télévision, Anita Weyermann (47 ans aujourd’hui) résume spontanément sa recette du succès par un célèbre «tête baissée et courir à fond». Une formule devenue légendaire après sa médaille de bronze sur 1500 m aux Championnats du monde d’Athènes. Deux ans après ce qui reste le plus grand succès de sa carrière, l’Emmentaloise est élue sportive suisse de l’année.
Kariem Hussein, 2014
Les Championnats d’Europe de Zurich sont considérés comme le point de départ de la période la plus fructueuse de l’histoire de Swiss Athletics, une dynamique qui se poursuit encore aujourd’hui. Même si des noms comme Kambundji, Moser, Ehammer ou Werro ont performé les années suivantes, c’est bien le Thurgovien Kariem Hussein (37 ans aujourd’hui) qui a ouvert la voie. Son titre européen sur 400 m haies, célébré avec ferveur, marque le début de ce qui est désormais considéré comme l’âge d’or de l’athlétisme suisse.