Les confidences de Julian Alaphilippe
«Chez Tudor, j’ai trouvé un environnement sain»

Double champion du monde, Julian Alaphilippe court désormais pour la formation suisse Tudor. À l'occasion du Tour de France 2026, le Français s’est confié à Blick sur son rôle dans l’équipe.
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Julian Alaphilippe défend les couleurs de Tudor depuis 2025.
Photo: AFP
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Matthias DavetJournaliste Blick

Le sponsoring avant tout. Lorsque Julian Alaphilippe accueille Blick dans sa chambre d’hôtel, juste après la 7e étape du Tour de France, le Français est en pleine séance de massage. Il est recouvert d’un simple linge et… d’une montre Tudor au poignet gauche, la nouvelle Black Bay Chrono 39, pour les connaisseurs.

Détendu (et pas uniquement au niveau de ses jambes grâce à son masseur), le double champion du monde 2020 et 2021 a changé de statut. Star et détonateur du peloton il y a quelques années, il est un peu rentré dans les rangs. Sa dernière victoire remonte au Grand Prix cycliste de Québec, en septembre dernier.

Pourtant, cela ne l’empêche pas de prendre du plaisir sur le vélo. Surtout depuis qu’il a rejoint Tudor Pro Cycling Team au début de l’année 2025. «Tout de suite, je me suis bien intégré au groupe, nous confie-t-il. Jusqu’à présent, je suis content.» Comme quoi, le succès et la gloire ne font pas forcément le bonheur.

Un rôle de mentor

Ce que Fabian Cancellara et les dirigeants de Tudor ont vendu à Julian Alaphilippe, c’est un autre cahier des charges. «Oui, je suis le leader sur certaines grandes courses mais si j’ai adhéré au projet, c’est surtout pour faire évoluer l’équipe et être un coureur d’expérience qui partage.»

À ses débuts, le cycliste de 34 ans ans a côtoyé de belles stars du peloton, telles que Tom Boonen, Wout Poels ou Thomas De Gendt. «J’ai couru avec beaucoup de grands champions, mais qui n’étaient pas trop dans le partage et sur lesquels je pouvais m’appuyer, regrette le Français. Quand je vois l’évolution de certains, comme Yannis (Voisard), ça me fait plaisir. On a réussi à faire ça tous ensemble, en équipe.»

Yannis Voisard, son benjamin de six ans, participe à son premier Tour de France. À la fin de la première semaine, il pointait dans le top 20 du classement général de la course la plus suivie au monde. «Il montre un niveau très intéressant, se réjouit son leader. Je sais qu’il a la capacité à être résistant au fil des jours et qu’il aborde son objectif du classement général sans pression. Il va vraiment faire un beau Tour de France.» Des mots encourageants pour quelqu’un qui sait ce dont il parle, lui qui a porté le maillot jaune à 18 reprises.

«Protéger» chez Tudor

En signant chez Tudor, Julian Alaphilippe s’est rapproché de la Suisse. «Avant, j’en avais l’image de carte postale: la nature, les lacs, les gens respectueux, décrit-il. Et finalement, c’est vraiment ça (sourire). Par contre, ce n’était pas mes critères en signant.» Pour le champion, il fallait avant tout un cadre de travail carré et solide.

Car, au sein de sa formation précédente, la Soudal Quick-Step, tout n’a pas toujours été évident. La relation avec son ancien directeur sportif Patrick Lefevere était parfois tumultueuse. Pour Julian Alaphilippe, coups bas et attaques sur sa femme Marion Rousse ont parfois éclaté dans la presse – «alors que je suis quelqu’un qui n’aime pas faire les gros titres», tempère le cycliste.

«C’est plaisant de pouvoir me concentrer pleinement sur mon métier, à savoir de pédaler, ajoute-t-il. Tout le monde a des problèmes personnels et le fait d’être bien entouré, avec des gens qui te mettent dans les meilleures dispositions et essaient de te protéger, c’est important. Tout comme le fait d’être dans un environnement sain. J’apprécie énormément d’être soutenu par l’équipe, même dans des périodes un peu plus difficiles.»

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