Genève et Vaud, main dans la main, dans l'organisation d'un événement sportif. C'est le pari qui va être réalisé ce week-end du côté de Versoix pour les championnats suisses de powerlifting. «On fait mentir les ragots et ça se passe très bien», en sourit Coralie Visinand, trésorière du Geneva Powerlifting.
Son club et l'Ultima Elevate Athletes Club, basé à Gland, vont accueillir ce samedi et ce dimanche la plus grande compétition nationale de powerlifting – «la discipline reine de la force brute et de la précision technique», comme le vend le dossier de presse de la compétition.
En résumé, chaque athlète doit réaliser trois exercices: le squat, le bench et le deadlift. Pour chaque mouvement, les participants ont le droit à trois tentatives. La meilleure barre réussie est conservée et l'addition des trois donne le total. «Ils peuvent chercher des records suisses sur chaque mouvement ou sur le total. Certains doivent aussi atteindre un total précis pour se qualifier pour une compétition internationale», précise Lou Malika Derder, coach à l'Ultima Elevate Club.
«Semblable au Hellfest»
Ce qui promet du beau spectacle ce week-end à la salle communale Lachenal de Versoix. «Un squat à 100 kg pour une femme, dans une salle de fitness, c’est déjà assez exceptionnel, ajoute Coralie Visinand. Aux championnats suisses, les gens verront des performances bien supérieures. Ce sont des athlètes vraiment doués, et il faut les mettre en avant.»
Au-delà des performances, l'ambiance se voudra aussi encourageante, puisque le public va tenter de pousser les athlètes jusqu'à leur limite. Dans une atmosphère «semblable à celle du Hellfest (ndlr: un festival de métal en France)», les meilleurs athlètes du pays vont venir s'affronter.
Majorité d'hommes
Au total, ils seront plus de 100. Avec, logiquement, une part plus importante d'hommes (66%). «Le powerlifting reste un sport majoritairement masculin, admet Lou Malika Derder. Notre présence montre que les femmes ont toute leur place dans les sports de force, comme athlètes, mais aussi dans l’organisation.»
Une organisation rondement menée qui espère passer un incroyable week-end. Que faudrait-il pour qu'il soit réussi? «Du public, pas d’accident, des athlètes qui s’amusent et qui voient les efforts faits pour les accueillir dans de bonnes conditions. J’aimerais que tout le monde reparte avec de bons souvenirs», espère Coralie Visinand.