Le nouveau format attire les stars
Tadej Pogacar, tête d’affiche d’un Tour de Suisse ambitieux

La Tour de Suisse 2026 pourra compter sur un plateau particulièrement relevé avec la présence notamment de Tadej Pogacar. Le nouveau format de l’épreuve pourrait avoir contribué à séduire plusieurs des plus grands noms du peloton.
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Tadej Pogacar a déjà confirmé sa participation au Tour de Suisse.
Photo: AFP
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Petar Djordjevic

Le Tour de Suisse 2026 s’annonce spectaculaire, du moins au regard de son plateau. La superstar Tadej Pogacar sera bien au départ de l’épreuve. Le Slovène avait d’ailleurs confirmé sa participation dès le mois de décembre. En revanche, une autre figure majeure du cyclisme entretient encore le suspense. Le multiple champion du monde Mathieu van der Poel n’a toujours pas indiqué s’il prendra part à la course helvétique.

Malgré cette incertitude, son nom figurait déjà parmi les coureurs présentés lors de la conférence de presse de la Tour de Suisse. Le directeur de l’épreuve, Olivier Senn, ne semble pas surpris par l’indécision du Néerlandais. «Non, j’ai encore parlé hier avec quelqu’un qui m’a dit: “Allez, appelle-le maintenant et dis-lui de se décider enfin”», plaisante-t-il auprès de Blick, avant de poursuivre: «Il fait toujours comme ça. Aujourd’hui, il veut une chose, demain il en veut une autre. Apparemment, c’est sa manière de fonctionner. Nous aurions aussi pu le retirer aujourd’hui. Nous verrons bien».

Une nouvelle formule pour le Tour de Suisse

Directeur du Tour de Suisse depuis plus de dix ans, Olivier Senn souligne que les organisateurs disposent aujourd’hui de beaucoup moins d’influence qu’auparavant lorsqu’il s’agit d’attirer les meilleurs coureurs. «Les équipes décident et établissent leurs listes de départ, les athlètes décident si cela correspond à leur planification, et nous prenons ceux qui viennent.»

Cette année, plusieurs grands noms du peloton ont choisi de s’aligner au départ de l’épreuve suisse. Aux côtés de Pogacar et, peut-être, de van der Poel, le vainqueur du Giro et de la Vuelta Primoz Roglic, le grand espoir Antonio Tiberi, le polyvalent Tom Pidcock ou encore le grimpeur Lenny Martinez seront notamment présents sur les routes helvétiques dans un peu plus de deux semaines.

Si les amateurs de cyclisme pourront profiter d’un plateau aussi relevé, cela est peut-être lié à la nouvelle formule de l’épreuve. La 89e édition de la course sera organisée pour la première fois selon un format inédit. Cette année, le Tour de Suisse ne comprendra que cinq étapes. Chacune d’entre elles se disputera sous la forme d’un circuit, avec un départ et une arrivée situés au même endroit. Les femmes seront également en action les mêmes jours et sur des parcours similaires.

Le cyclisme face à la concurrence du football

Lors de la conférence de presse, la CEO du Tour de Suisse, Gabriela Buchs, a souligné que les marchés du sport et du divertissement avaient profondément évolué. Selon elle, la course suisse n’est plus seulement en concurrence avec les autres épreuves cyclistes, mais également avec de nombreuses disciplines sportives ainsi qu’avec l’industrie du divertissement dans son ensemble.

Olivier Senn estime ainsi que le Tour de Suisse ne peut plus être considéré uniquement comme une course cycliste. Selon lui, l’événement est désormais aussi un produit de divertissement. Il confirme toutefois que cette nouvelle formule permettra également de réduire les coûts.

«Les équipes et les athlètes ont décidé eux-mêmes»

Le constat paraît logique. L’édition 2026 compte en effet trois étapes de moins que les précédentes. La décision de ne plus relier un point A à un point B, mais d’organiser chaque étape sous la forme d’un circuit, suscite également des retours positifs, selon Senn. Notamment de la part de plusieurs villes susceptibles d’accueillir de futures éditions.

Le nouveau format est-il donc à l’origine de la présence annoncée de Pogacar et des autres têtes d’affiche? Olivier Senn reste prudent dans les colonnes de Blick: «Les équipes et les athlètes ont décidé eux-mêmes, nous n’y avons en réalité rien contribué. Je ne pense pas non plus que cela soit uniquement lié au nouveau format. Même si cette nouvelle formule convient mieux à une préparation pour le Tour de France.»

Un argument qui a manifestement suffi à convaincre Pogacar, Roglic, Pidcock et les autres.

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