«La société remet en question de manière critique la publicité et son influence sur nos comportements de consommation», écrit le parti jeune dimanche dans un communiqué. Et de relever que le vote est une «étape importante dans la prévention de la dépendance au tabac chez les enfants et les jeunes».
Les Jeunes Verts veulent aller plus loin, dénonçant «une surconsommation insatiable». «Une consommation toujours plus grande n'est tout simplement pas possible sur une planète aux ressources limitées. La publicité pousse à l'exploitation de l'environnement, des travailleurs et des animaux, et reproduit des stéréotypes problématiques.»
«Un pas dans la bonne direction»
De son côté, le parti vert'libéral estime dans un communiqué qu'avec ce vote, la Suisse fait «un pas dans la bonne direction». La santé de la génération de demain est plus importante que la promotion de substances addictives, selon lui. Le contre-projet indirect n'aurait pas suffi à lui seul à respecter la Convention de l'Organisation mondiale de la santé sur la lutte anti-tabac.
La faiblesse du contre-projet indirect a justement fait pencher la balance, a estimé pour sa part la conseillère nationale Flavia Wasserfallen (PS/BE) à la radio SRF. Le Parti évangélique se réjouit lui qu'une protection «efficace» de la jeunesse puisse «enfin» être mise en place.
«Campagne sale»
Du côté des opposants à l'initiative, on pointe une «campagne sale» de la part des partisans. Les faits que le contre-projet indirect protège aussi les enfants et les adolescents et qu'il contient déjà interdiction de vente de produits du tabac aux moins de 18 ans dans toute la Suisse ont été mis sous le tapis, a déploré le conseiller national Mike Egger (UDC/SG), également sur SRF.
Le PLR décrit dans un communiqué le vote comme «un précédent», regrettant une atteinte à la liberté économique. «La publicité pour des produits considérés comme nocifs pour la santé (alcool, graisse, sucre, etc.) pourrait à l’avenir être interdite.»
(ATS)