Réforme à la Curie romaine
Première au Vatican, le pape nomme «ministre» une femme laïque

C'est inédit: une femme laïque, María Montserrat Alvarado, va diriger un dicastère au Vatican. Léon XIV poursuit ainsi la réforme initiée par son prédécesseur François.
1/2
Pour la première fois, une femme non religieuse, María Montserrat Alvarado, va diriger un dicastère au Vatican.
Photo: IMAGO/Catholicpressphoto
Post carré.png
AFP Agence France-Presse

Le pape Léon XIV a nommé mardi pour la première fois une femme laïque, María Montserrat Alvarado, à la tête d'un «ministère» au Vatican. Née au Mexique, l'actuelle présidente du média catholique EWTN News prendra le 1er novembre ses fonctions de «préfète du dicastère pour la communication», a indiqué le Vatican dans un communiqué. María Montserrat Alvarado, qui a fait ses études aux Etats-Unis, «est la première femme non religieuse à être nommée préfète d'un dicastère du Saint-Siège», selon le communiqué. 

Avec cette nomination, Léon XIV «poursuit le processus de réforme et de renouvellement de la Curie romaine (gouvernement du Vatican NDLR) initié par le pape François», son prédécesseur, souligne le Vatican. Le dicastère pour la communication supervise les vastes services de presse écrite, de radio et de télévision du Vatican, qui diffusent auprès d'un public mondial.

«Dépasser la mentalité machiste»

Début 2025, le pape François avait pour la première fois nommé une femme, la religieuse Simona Brambilla, à la tête d'un «ministère» au Vatican, une première dans l'histoire deux fois millénaire de l'Eglise catholique. Simona Brambilla a pris la tête du dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le «ministère» de la Curie (gouvernement du Vatican) chargé des ordres et congrégations religieux.

Et soeur Raffaella Petrini a pris ensuite en mars 2025 la tête du gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican qui exerce le pouvoir exécutif du Saint-Siège sous son autorité. Le pape François, décédé en avril 2025, avait appelé à «dépasser» la «mentalité machiste» au sein de l'Eglise catholique, qui ne confie «pas assez de postes de responsabilité» aux religieuses. Il avait insisté pour qu'on ne les traite pas comme des «domestiques».

Articles les plus lus