Un «comportement dangereux»
Un député américain accusé de violences conjugales refuse de s'écarter

Le républicain Max Miller refuse de retirer sa candidature malgré des accusations de violences conjugales. L'élu de l'Ohio est désormais publiquement lâché par son ancien beau-père, un sénateur républicain.
Max Miller fait face à des appels croissants à renoncer à sa réélection, après des accusations de violences conjugales qu'il dément.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Max Miller, député républicain de l'Ohio au Congrès américain, fait face lundi à des appels croissants à renoncer à sa réélection en novembre, après des accusations de violences conjugales que le député dément.

Cet ancien assistant de Donald Trump à la Maison Blanche a déclaré dans une vidéo publiée dimanche refuser de s'écarter en amont de mercredi, date limite pour que sa candidature soit remplacée par celle d'un autre républicain.

Il nie les accusations portées par son ex-épouse, qui affirme qu'il aurait fait preuve de violences répétées contre elle pendant leur mariage. Emily Moreno assure également que l'élu aurait mis en danger leur fille de deux ans, qui a eu la clavicule cassée pendant qu'il la gardait. «Aucun tribunal ou agence n'a étayé des accusations de violences à mon encontre», a déclaré Max Miller dans sa vidéo de dimanche, soulignant qu'il comptait maintenir sa candidature.

Mais quelques heures plus tard, Bernie Moreno, sénateur républicain de l'Ohio et père d'Emily Moreno, l'a exhorté publiquement à s'écarter. Pour le sénateur, le «comportement de plus en plus erratique et dangereux» de son ex-gendre l'a forcé à s'exprimer après avoir voulu préserver le caractère privé de cette affaire.

«S'il existe des critères élémentaires de probité requis pour occuper un mandat d'élu, Max Miller échoue à les remplir», a affirmé Bernie Moreno dans un communiqué dans lequel il accuse le député de représenter un danger pour sa fille et petite-fille.

«Une bonne personne» selon Trump

Max Miller a déposé plainte pour diffamation contre son ex-femme, qui l'accuse notamment de l'avoir brûlée, frappée, et menacée avec une arme à feu. Les accusations ont été rendues publiques dans la procédure pour décider de la garde de leur fille. Jusque-là, les principaux responsables républicains au Congrès sont restés largement muets sur ces accusations contre le député, dont l'élection en novembre s'annonce serrée face au démocrate Brian Poindexter.

Donald Trump lui-même a refusé d'appeler à la démission de Max Miller. «Jusque-là, ce sont des accusations», a déclaré le président républicain à la presse dimanche, ajoutant qu'il se pencherait sur la question. «C'est très triste. Je connais Max, c'est une bonne personne (...). Je vais laisser les familles résoudre ça», a ajouté le président républicain lundi à la Maison Blanche.

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