En bref
- Donald Trump défend sa politique envers la Russie en invoquant les négociations en cours
- Le président américain déplore les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes et met en garde contre leurs conséquences sur le marché mondial du diesel
- Démocrates et républicains ont critiqué la complaisance de Trump envers Poutine
Donald Trump a-t-il une nouvelle fois retourné sa veste concernant la guerre en Ukraine? Entre l’accord sur le diesel, la trêve dans le secteur de l’énergie et le ralentissement du programme Starlink, le président américain est accusé de faire le jeu de Vladimir Poutine.
Le milliardaire républicain a défendu sa stratégie sur Truth Social. «Ma décision concernant la Russie est très simple, écrit-il. Je suis actuellement en pleines négociations de paix et je ne veux rien faire qui puisse éloigner la Russie de la table des négociations.»
Trump voit de grands progrès
Le président américain assure que des progrès importants sont en cours. «Cela inclut les négociations sur les otages», affirme-t-il, ajoutant qu’un document est prêt à être signé à tout moment.
Donald Trump a également pris la défense de Vladimir Poutine face aux accusations selon lesquelles Moscou soutiendrait l’Iran dans sa guerre contre les Etats-Unis. «La Russie ne fait pratiquement rien pour aider la République islamique d’Iran», écrit-il. «Je veux que cela reste ainsi.»
Trump condamne par ailleurs fermement les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes. Selon lui, Volodymyr Zelensky contribue à perturber le marché mondial du diesel. «Les agriculteurs, les éleveurs et les entreprises de toutes sortes souffrent énormément, mais la Russie continue de fournir au monde des millions de barils de diesel à bas prix.»
La hausse des prix du diesel représente en outre un enjeu majeur pour les républicains à l’approche des élections de mi-mandat. La guerre menée par Donald Trump contre l’Iran a toutefois elle aussi fortement contribué à cette flambée.
Le milliardaire américain accuse également le président ukrainien de ne pas vouloir mettre fin au conflit. «Malgré tout l’argent que l’Europe lui verse, et tout celui que le corrompu Joe Biden lui a donné par le passé, il ne veut pas mettre fin à cette guerre et ne l’a probablement jamais voulu.»
Cette prise de position intervient alors que Donald Trump fait face à de vives critiques au sein même de son camp. Démocrates et républicains ont dénoncé l’accord sur le diesel ainsi que la suspension de sanctions prévues contre la Russie. Reste à voir si la stratégie de Trump débouchera réellement sur un accord de paix ou s'il est en train de se faire berner par le Kremlin.