«Une catastrophe»
L'administration Trump sacrifie la biodiversité pour l'économie

Le 17 juillet 2026, l'administration Trump a affaibli la loi sur les espèces menacées, réduisant la protection du grizzly et du pygargue. Désormais, l'économie et la sécurité nationale pourront primer sur la préservation des habitats naturels.
La protection des animaux en danger sabotée à Washington.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

L'administration Trump a finalisé vendredi deux nouveaux changements réduisant encore la portée de la loi sur les espèces menacées, l'ESA, qui protège par exemple le grizzly d'Alaska ou le pygargue à tête blanche, rapace symbole du pays. Le premier de ces changements abroge la règle qui applique par défaut les dispositions de l'Endangered Species Act (ESA) aux espèces listées comme «menacées».

Le second permet au gouvernement de prendre en compte les impératifs économiques et la sécurité nationale lorsqu'il décide si une zone peut être désignée comme un «habitat essentiel» pour ces espèces menacées. «Depuis trop longtemps, l'Endangered Species Act a été instrumentalisé pour bloquer presque tous les projets en Amérique, ce qui fait grimper les coûts pour les familles, affaiblit notre compétitivité et détériore notre sécurité nationale», a soutenu le ministre Doug Burgum, chargé de la gestion des terres fédérales.

«Une catastrophe»

Cette décision intervient une semaine après une autre mesure prise pour restreindre la définition juridique du terme «nuire», inscrit dans cette loi, et les défenseurs de l'environnement craignent que cela ne facilite la destruction des habitats naturels jusqu'ici protégés. Ils ont annoncé qu'ils déposeraient une nouvelle plainte devant les tribunaux, comme ils l'ont déjà fait pour la décision précédente.

C'est «une catastrophe pour les espèces menacées de notre pays», a affirmé à l'AFP Noah Greenwald, du Center for Biological Diversity, ajoutant qu'il s'agissait là d'un nouvel exemple de «la complaisance de l'administration pour l'industrie et de la remise en cause des protections de notre air, notre eau, notre faune et notre climat».

Concernant l'«habitat essentiel» notamment, il estime que la nouvelle loi est écrite de telle sorte que la Fish and Wildlife Service (FWS), en charge de la préservation de la faune aux Etats-Unis, devra s'incliner devant les entreprises en fonction de la valeur du terrain. «Un propriétaire pourrait affirmer faussement qu'il prévoit de construire le nouveau Disneyland chez lui, donc la désignation d'habitat essentiel lui ferait supposément perdre des dizaines de millions de dollars», affirme-t-il.

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