Le détroit d'Ormuz, bientôt un «nouveau territoire américain»?
Donald Trump a publié mardi sur son réseau Truth Social une carte montrant le détroit d'Ormuz et le décrivant comme un «nouveau territoire américain», reprenant ainsi une idée déjà exprimée ces derniers jours.
Le président avait pour la première fois parlé de «territoire américain» à propos de cette artère commerciale stratégique la semaine dernière, pendant un meeting et sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie. Le républicain est revenu à la charge lundi pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau Ovale, en estimant que ce serait une «très bonne idée».
Ce n'est pas la première fois que Donald Trump, confronté à un obstacle de politique étrangère, lance ainsi une suggestion surprenante ou menaçante d'annexion d'un territoire étranger. Depuis son retour au pouvoir, il a menacé de faire du Canada le «51e» Etat américain, de s'emparer du Groenland et même évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza, sans passer à l'acte.
Pas de discussions prévues entre Washington et Téhéran
Donald Trump a affirmé mardi sur son réseau Truth Social qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, ni n'était prévue, assurant que le blocus imposé aux ports iraniens restait en place.
«Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées», a écrit le président américain.
Les Etats-Unis accusent Israël d'alimenter «une escalade inutile»
L'envoyé spécial du président américain en Syrie, Tom Barrack, a accusé mardi Israël d'être responsable des frappes dans la matinée sur un aéroport militaire syrien, comme l'avait fait Damas, dénonçant une «escalade inutile».
Les Etats-Unis sont «profondément préoccupés» par «les frappes aériennes israéliennes confirmées contre la base aérienne d'Abou Dhouhour» (nord-ouest) a déclaré Tom Barrack, également ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, dénonçant «une escalade inutile qui ne favorise en rien la stabilité régionale».
Source: AFP
La Syrie accuse Israël d'avoir frappé un aéroport militaire
La Syrie a accusé mardi Israël d'avoir frappé un aéroport dans la province d'Idleb (nord-ouest). Peu avant, une délégation militaire turque s'y est rendue en vue de sa remise en état, selon une ONG syrienne. Plus tôt, une source sécuritaire a indiqué à l'AFP que l'installation militaire, hors service, avait été touchée par des appareils non identifiés.
«Des avions de l'occupation israélienne ont tôt ce matin pris pour cible la piste de l'aéroport militaire d'Abou Dhouhour (...) avec huit frappes», a déclaré une source militaire non identifiée citée par la télévision d'État syrienne. «L'attaque avait entraîné des dommages matériels à l'infrastructure de l'aéroport, sans faire de victimes», selon la même source.
L'aéroport, qui a subi de lourds dégâts pendant la guerre civile syrienne, est hors service depuis 2012, selon la même source, et est actuellement protégé par les forces du ministère syrien de la Défense. Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a dans un premier temps décliné tout commentaire sur ces frappes.
Source: ATS
L'Irak ouvre une enquête après l'attaque de drones
Le chef du gouvernement irakien, Ali al-Zaïdi, a ordonné lundi la création d’une commission d’enquête pour identifier les auteurs et l’origine de l’attaque de drones qui a visé dans la nuit le bureau du Premier ministre du Kurdistan autonome, a indiqué son bureau.
Les services de lutte antiterroriste de cette région du nord de l’Irak avaient affirmé dans la matinée que cette attaque, visant également le domicile du chef de l’Agence de sécurité et de renseignement du Kurdistan, avait été lancée «depuis la frontière avec l’Iran».
Source: AFP
Téhéran condamne une attaque de drones
La diplomatie iranienne a condamné lundi l’attaque de drones ayant visé dans la nuit le bureau du Premier ministre du Kurdistan irakien, la qualifiant d’opération «suspecte», a indiqué l’agence officielle Irna.
Dans un communiqué cité par Irna, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï a «souligné la détermination de l’Iran à préserver (...) les relations amicales avec l’Irak et le Kurdistan» et «insisté sur la nécessité (...) de déjouer les sinistres complots des ennemis de l’Iran et de l’Irak visant à porter atteinte» à leurs relations.
Source: AFP
Les Houthis disent avoir visé un navire militaire saoudien
Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué lundi des frappes contre un navire militaire saoudien et quatre autres bateaux qui l'accompagnaient, sur la mer Rouge, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé à l'encontre de la flotte saoudienne.
Les Houthis ont annoncé avoir «réussi à cibler un navire de débarquement militaire appartenant à l'ennemi saoudien, accompagné de quatre vedettes militaires, en mer Rouge au large des côtes de Mokha, avec plusieurs missiles balistiques», selon leur porte-parole militaire, Yahya Saree.
Source: AFP
L'Iran interdit le retour de deux diplomates français détenus brièvement
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé lundi que les deux diplomates français qui avaient été brièvement arrêtés le mois dernier avant leur départ du pays ne seraient pas autorisés à revenir en Iran. Le 20 juillet, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé «une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens» à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été «molesté».
Détenus pendant des heures
D'après le ministre français, les diplomates ont été «détenus sans raison pendant plusieurs heures» et «interrogés», en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne. Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que «brièvement interrogés» par les services de sécurité, après avoir participé à une «réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités».
«Les deux personnes impliquées ont quitté l'Iran. Nous avons également annoncé officiellement qu'elles ne seraient pas autorisées à y retourner», a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran.
Samedi, le ministère du Renseignement iranien a accusé la France d'avoir mené ,un vaste projet visant à exercer une influence» en Iran et «à préparer le terrain pour une action de la France contre l'indépendance» de l'Iran.
Fin juillet, l'Iran avait convoqué l'ambassadeur français en Iran au ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour dénoncer des «ingérences dans les affaires intérieures» du pays, appelant le gouvernement français à «cesser de telles actions».
Trump menace de bombarder Oman
Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se met «en travers» d'un accord sur le détroit d'Ormuz, Oman et l'Iran menant depuis des semaines des discussions sans les Etats-Unis à propos de ce passage maritime stratégique.
«Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule», a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les discussions en cours entre les deux pays.
Source: AFP
Une attaque de drones a visé le bureau du Premier ministre du Kurdistan
Le bureau du Premier ministre du Kurdistan, région autonome dans le nord de l'Irak, a été la cible dans la nuit de dimanche à lundi d'une attaque menée par des drones provenant «de la frontière iranienne», selon un communiqué officiel.
Le bureau de Masrour Barzani a été visé par des drones «depuis la frontière avec l'Iran», selon les services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien, qui ont condamné des «agressions (...) inacceptables».
«Mon bureau personnel et le domicile du chef de l'Agence de sécurité et de renseignement ont été la cible d'attaques de drones iraniens», a écrit Masrour Barzani, condamnant «avec la plus grande fermeté ces attaques irresponsables et inacceptables» et parlant d'une «escalade dangereuse»
Selon un communiqué des services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien, l'attaque s'est produite à 0h28, au moyen de «deux drones piégés de type Hadid 110».
Source: AFP
Donald Trump dit se réjouir du pacte de défense Ankara, Islamabad et Ryad
Le président américain Donald Trump s'est dit dimanche «très content» de la signature entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan d'un pacte de défense. Ces pays «seront enfin capables de se défendre de manière significative», a-t-il écrit sur Truth Social.
L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, tous trois alliés de Washington, ont conclu un pacte de défense le 7 août, dans un contexte marqué par des attaques contre le royaume saoudien et la guerre au Moyen-Orient.
«Cela montre que le Moyen-Orient se rassemble et que les pays seront enfin capables de se défendre de manière significative», a déclaré le président américain sur son réseau social.
L'Arabie saoudite, où a été signé l'accord, entend ainsi renforcer ses alliances sécuritaires après avoir été ciblée par l'Iran en représailles aux bombardements américains. Ryad fait également face à une reprise des hostilités au Yémen avec les rebelles houthis.
Source: AFP