Le Conseil de la paix de Donald Trump pour Gaza se heurte à un obstacle de taille: Israël lui-même. Selon une enquête du «Guardian», l'Etat hébreu empêche depuis deux mois la construction d'une base militaire destinée à accueillir 150 soldats internationaux.
Cette installation doit permettre le déploiement d'une force chargée de sécuriser l'enclave et d'ouvrir la voie à sa reconstruction. Mais les autorités israéliennes refuseraient toujours de laisser entrer les entreprises et le matériel nécessaires aux travaux. Résultat: l'ensemble du programme est paralysé. «Sans force de stabilisation, impossible de reconstruire», explique une source proche du dossier au quotidien britannique.
Trump bloqué
En effet, sans ce contrat, impossible pour le reste du programme du Conseil de la paix, présidé part Trump, d'être lancé. Le blocage intervient alors que l'organisation controversée a présenté un premier programme de reconstruction de Gaza chiffré à 2,45 milliards de dollars pour les six prochains mois. Le coût total estimé sur 10 ans s'élève à 71 milliards.
Selon la même source, les responsables espèrent que le projet pourra avancer après les élections israéliennes du 27 octobre. Sollicités par le «Guardian», le gouvernement israélien et son armée n'ont pas souhaité commenter.
Une structure controversée
Le Conseil de paix est lui-même loin de faire l'unanimité. A sa tête, un président à vie: Donald Trump. A ses côtés, son gendre Jared Kushner et Steve Witkoff, magnat de l'immobilier et envoyé spécial américain au Moyen-Orient. Si de nombreux pays occidentaux ont préféré garder leurs distances avec cette organisation créée après le cessez-le-feu d'octobre 2025, 28 Etats l'ont tout de même rejointe en début d'année.
Et malgré la trêve, les frappes israéliennes sur Gaza n'ont pas cessé. Elles ont fait environ 1400 morts depuis le cessez-le-feu, selon les autorités sanitaires de l'enclave, citées par le «Guardian».