Donald Trump a annoncé lundi qu'il financerait lui-même des publicités de campagne, après une polémique suscitée par la diffusion d'un spot à sa gloire payé par le gouvernement.
«La gauche radicale est mécontente du fait que je diffuse des publicités, que je considère comme une promotion positive pour notre grande Amérique, et que je les finance avec de l'argent américain», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
«J'ai décidé (...) de les financer moi-même, ainsi qu'avec l'argent que j'ai collecté pour MAGA Inc», sa structure de financement électoral, a-t-il déclaré.
Accusé de propagande illégale
Le républicain s'était fait accuser la semaine dernière par l'opposition de faire de la «propagande» illégale après la diffusion d'une publicité télévisée vantant son action, financée par de l'argent public, à quelques semaines d'élections cruciales.
Donald Trump était apparu dans un court clip en noir et blanc diffusé, selon des médias américains, pendant des matchs de football américain. La publicité le montrait le visage dur, marcher silencieux face à la caméra dans un couloir, tandis qu'en fond sonore passaient des extraits de discours, dans lesquels il s'en prenait aux «va-t-en guerre», aux «communistes» et aux mondialistes».
A la fin de cette vidéo de trente secondes ouvrant sur les mots «Ceci est la dernière bataille» apparaissait au bas de l'écran l'incrustation suivante : «Payé par le gouvernement américain.»
Polémique avant les midterms
A quelques semaines des élections législatives de mi-mandat aux Etats-Unis, l'opposition a dénoncé une vidéo de «propagande» et une pratique «illégale».
La Maison Blanche a, elle, jugé qu'il ne s'agissait pas d'une publicité politique, dont le financement est très strictement encadré, mais d'une «annonce de service public», comme le gouvernement a le droit d'en diffuser, et d'une vidéo «pédagogique et patriotique».
Un officiel américain a ajouté que Donald Trump n'était «pas lui-même sur le bulletin» pour les législatives de l'automne et jugé que la vidéo «n'appelait pas à l'action».
Le milliardaire de 80 ans a appelé récemment les électeurs à faire «comme s'il « était lui-même candidat lors de ces «midterms», qui pourraient lui coûter le contrôle du Congrès.