Le capitaine du pétrolier sous sanctions européennes, arraisonné dimanche au milieu de l'Atlantique, a «refusé à de multiples reprises d'obtempérer aux consignes de la Marine nationale», a déclaré le parquet de Brest lundi, estimant qu'une «prise de contrôle du navire s'avérait nécessaire».
Le capitaine s'est déclaré «de nationalité russe», a précisé le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger, dans un communiqué. Le parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête pénale pour «non-justification de nationalité d'un navire», «défaut de pavillon» et «refus d'obtempérer».
Le navire, avec 23 membres d'équipage, est «escorté par des moyens de la Marine nationale» vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications, a précisé la préfecture maritime. Il devrait mettre «24 à 48 heures» à arriver.
Moscou dénonce un acte illégal
Le Kremlin a estimé lundi que l'arraisonnement la veille dans l'Atlantique d'un pétrolier en provenance de Russie par la marine française était «illégal».
«Nous considérons ces actions comme illégales, à la limite de la piraterie internationale», a affirmé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son point presse quotidien auquel participait l'AFP, ajoutant que «la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos».