Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé vendredi le lancement d'une opération militaire majeure en Cisjordanie occupée. Cette décision fait suite à la mort de deux soldats israéliens dans une attaque, à quelques jours des législatives de mardi.
Deux soldats israéliens, âgés de 20 et 23 ans, ont été tués dans cette attaque à Hébron (sud) menée par deux Palestiniens qui ont été «éliminés», selon l'armée. Trois soldats ont également été légèrement blessés.
A quatre jours d'élections législatives où ils joueront leur avenir politique, Benjamin Netanyahu et ses alliés d'extrême droite se sont immédiatement rendus à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie, qui a été bouclée.
De maison en maison
Le chef du gouvernement a annoncé le lancement d'une opération de grande envergure, similaire à celles menées depuis 2025 dans des camps de réfugiés palestiniens du nord de la Cisjordanie, avec évacuation d'habitants et déploiement massif de moyens militaires. Dans le quartier dont sont originaires les deux assaillants, «nous allons évacuer des habitants et aller de maison en maison», a-t-il déclaré lors de son déplacement à Hébron.
L'ONG israélienne B'Tselem a averti que les déplacements forcés de population et les destructions pourraient constituer des «crimes de guerre», demandant à la communauté internationale «d'agir maintenant».
L'armée israélienne a indiqué qu'elle menait des «opérations antiterroristes» à Hébron. Mais au-delà des opérations dans cette ville, Benjamin Netanyahu a affirmé qu'une campagne militaire d'une envergure inédite en six décennies allait être lancée à travers toute la Cisjordanie.
«Le ministre de la Défense et moi-même envisageons une opération de très grande ampleur (en Cisjordanie), comme il n'y en a pas eu depuis la guerre des Six-Jours» en 1967, a dit Benjamin Netanyahu. «Nous en fixerons le moment, mais c'est en route», a-t-il ajouté.
«Comme à Gaza»
Dans la matinée, deux assaillants, l'un équipé d'un fusil d'assaut, l'autre d'un pistolet, ont tiré sur des militaires à Hébron, a constaté un photographe de l'AFP qui a capté la fusillade alors qu'il était en route pour un autre reportage.
Cette attaque survient dans un contexte de tensions exacerbées dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, avec une multiplication des attaques, en grande majorité par des colons ou des soldats israéliens contre des Palestiniens.
Pilier d'extrême droite du gouvernement, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé à mener une campagne militaire en Cisjordanie «comme à Gaza», «pour démanteler l'Autorité palestinienne, collecter les armes et éliminer les terroristes». Dans l'immédiat, il a ordonné la démolition de plusieurs constructions palestiniennes «illégales» près du site de l'attaque. Un immeuble de trois étages a été rasé dans l'après-midi, selon un journaliste de l'AFP.
Le Hamas a salué une «opération héroïque», sans la revendiquer, appelant les Palestiniens de Cisjordanie à commettre des attentats similaires. Dans un autre communiqué, le Hamas et d'autres groupes palestiniens armés justifient cette attaque par la politique israélienne en Cisjordanie et les opérations des colons dans le territoire occupé.
Benjamin Netanyahu a juré de traquer tous les membres du mouvement islamiste palestinien, «partout et à tout moment». L'attaque s'est produite à un point de contrôle de l'armée au niveau d'une intersection routière majeure au nord d'Hébron, où les tensions sont particulièrement fortes.
Israël pourrait devoir développer une économie alternative pour contourner des sanctions internationales, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, reconnaissant dans le même temps la pression croissante exercée par son principal allié, les Etats-Unis.
«Il faut comprendre qu'il pourrait y avoir des sanctions, notamment des sanctions bancaires», a déclaré Benjamin Netanyahu dans une émission-débat diffusée sur la chaîne israélienne Channel 10, mise en ligne vendredi à l'approche des élections de mardi. «Il faut préparer une économie alternative capable de fonctionner en contournant ces sanctions», a-t-il ajouté.
Interrogé sur la possibilité qu'il fasse référence à la blockchain, technologie de stockage et de transmission d'informations qui fonctionne sans intermédiaire ou autorité centrale, Benjamin Netanyahu a répondu: «Absolument. J'ai demandé que ce plan soit préparé.» Le Premier ministre n'a pas nommé les pays dont il s'attend à ce qu'ils prennent des sanctions.
Israël pourrait devoir développer une économie alternative pour contourner des sanctions internationales, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, reconnaissant dans le même temps la pression croissante exercée par son principal allié, les Etats-Unis.
«Il faut comprendre qu'il pourrait y avoir des sanctions, notamment des sanctions bancaires», a déclaré Benjamin Netanyahu dans une émission-débat diffusée sur la chaîne israélienne Channel 10, mise en ligne vendredi à l'approche des élections de mardi. «Il faut préparer une économie alternative capable de fonctionner en contournant ces sanctions», a-t-il ajouté.
Interrogé sur la possibilité qu'il fasse référence à la blockchain, technologie de stockage et de transmission d'informations qui fonctionne sans intermédiaire ou autorité centrale, Benjamin Netanyahu a répondu: «Absolument. J'ai demandé que ce plan soit préparé.» Le Premier ministre n'a pas nommé les pays dont il s'attend à ce qu'ils prennent des sanctions.