Myret Zaki aime passionnément le débat, y compris sur les sujets qui fâchent en Suisse. Et cela tombe bien, notre podcast Républick entend bien être, à travers nos conversations hebdomadaires, l'un des piliers de ce débat.
Il était dès lors logique de revenir ensemble sur l'un des sujets qui divisent la Confédération: la neutralité. Peut-on encore être neutre au cœur de l'Europe, alors que les menaces attribuées à la Russie sont de plus en plus nombreuses? Et que veut dire cette neutralité, alors que le Conseil fédéral applique depuis le 28 février 2022 les sanctions de l'Union européenne contre cette même Russie, et qu'un nouveau paquet d'accords bilatéraux avec l'UE sera bientôt soumis au vote populaire, sans doute début 2028?
Pour Myret Zaki, spécialiste des questions économiques et financières, la situation est claire: la Suisse n'est plus tout à fait neutre et s'en accommode, au risque de perdre sa réputation parmi les grands pays émergents, qui ne lui pardonnent pas cette neutralité à géométrie variable. Quelles conclusions en tirer? N'est-ce pas la porte ouverte vers un rapprochement avec l'OTAN, cette Alliance atlantique qui ligoterait la souveraineté helvétique? Un grief que l'UDC et les eurosceptiques de Suisse adressent déjà au nouveau paquet des «Bilatérales III», défendu en revanche par les milieux économiques au nom de la stabilité.
Ne ratez pas cet épisode de Républick. Ecoutez-le et partagez-le. La voix et la liberté de Myret Zaki sont précieuses. Et notre podcast entend bien, à propos de la Suisse comme de la France, jouer le plus souvent possible le rôle du «poil à gratter»!
Retrouvez les précédents épisodes de Républick en cliquant ici:
Roselyne Bachelot: «Trop de candidats à la présidentielle? Non!»
Alain Berset: «On ne peut plus ignorer les ingérences»