Accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran
Le Premier ministre pakistanais a annoncé que les Etats-Unis et l’Iran étaient parvenus à un «accord de paix» qui met immédiatement fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban, une cérémonie de signature devant se tenir à Genève le 19 juin.
«Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en œuvre (de l’accord) jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature», a écrit sur la plateforme X tôt lundi Shehbaz Sharif, médiateur clé de la guerre au Moyen-Orient qui dure depuis plusieurs mois.
«L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé», a confirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social quelques minutes après l’annonce du médiateur pakistanais, lundi heure du Pakistan. «J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!»
Source: AFP
Israël accusé d'avoir pulvérisé du glyphosate au Liban
Le Liban a annoncé dimanche avoir saisi l’ONU, accusant Israël d’avoir pulvérisé du glyphosate, un puissant herbicide, à des niveaux élevés à sa frontière en février, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Une lettre a été adressée au Conseil de sécurité de l’ONU et à son secrétaire général pour se plaindre de l’incident, survenu avant le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.
Le ministère, qui dit s’appuyer sur un rapport scientifique du CNRS libanais, parle d’utilisation de «glyphosate à des niveaux de concentration élevés» dans trois villages libanais frontaliers qui «dépassent largement» ceux habituellement relevés dans les champs au Liban de cet herbicide, soupçonné d’être cancérogène.
En février, la mission de maintien de la paix de l’ONU au Liban avait dit avoir été informée par Israël de son intention d’épandre une «substance chimique non toxique» près de la frontière, lui recommandant de mettre à l’abri les Casques bleus.
Le président libanais Joseph Aoun avait alors dénoncé cet épandage comme une «violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire».
Source: AFP
Vols annulés dans l'ouest de l'Iran
Les vols au départ des aéroports de l’ouest de l’Iran ont été annulés, après la menace de Téhéran de frapper Israël en réponse à son bombardement de la banlieue sud de Beyrouth, a annoncé dimanche la télévision d’Etat iranienne.
«Les vols au départ des aéroports de l’ouest du pays ont été annulés jusqu’à nouvel ordre», a rapporté ce média.
Source: AFP
Le chef de l'ONU condamne les frappes d'Israël à un «moment crucial» des négociations
Le chef de l'ONU Antonio Guterres a condamné dimanche les frappes israéliennes au Liban survenues plus tôt et exhorté «toutes les parties à faire preuve d'un maximum de retenue en ce moment crucial» de négociations entre Etats-Unis et Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
«Je condamne fermement les frappes israéliennes menées aujourd'hui sur Beyrouth. Ces frappes ont eu lieu en dépit du cessez-le-feu et à un moment où les États-Unis et la République islamique d'Iran devraient parvenir à un accord ouvrant la voie à un règlement pacifique de ce conflit», a déclaré le secrétaire général dans un communiqué, disant espérer «vivement que les efforts actuellement déployés (...) aboutiront à un résultat positif».
Source: AFP
L'Iran promet une réponse «imminente» au raid israélien sur le Liban
Le Conseil suprême de sécurité nationale, plus haute instance de sécurité en Iran, a averti d'une réponse «imminente» au raid israélien mené plus tôt sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien.
«La réponse des combattants de l'islam est imminente (...) Le Liban est notre vie et la violation des lignes rouges de la République islamique ne sera pas tolérée», a affirmé sur X Mohammad-Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil.
Source: AFP
Israël dit avoir tué un haut responsable du Hezbollah
L’armée israélienne a dit dimanche avoir tué vendredi un haut responsable du Hezbollah pro-iranien dans une frappe ciblées dans le sud du Liban, accusé de la mort de cinq soldats américains en 2007, selon un communiqué militaire.
«L’armée israélienne a éliminé Ali Moussa Daqdouq, haut commandant de l’organisation terroriste Hezbollah, dans une frappe ciblée au sud du fleuve Litani», a annoncé l’armée. «Au cours des dernières années, Daqdouq a dirigé une grande partie de la planification opérationnelle du Hezbollah contre les soldats israéliens le long de la frontière avec le Liban», poursuit le communiqué. «En 2007, il avait été emprisonné par les forces américaines après avoir organisé l’enlèvement et l’assassinat de cinq soldats américains», ajoute le communiqué.
Ali Daqdouq avait été capturé en 2007 en Irak par l’armée américaine qui l’accusait d’implication dans une attaque meurtrière contre ses soldats. Les Etats-Unis le présentaient comme un agent du Hezbollah venu en Irak entraîner des insurgés avec l’aide de l’Iran. Remis en décembre 2011 aux autorités irakiennes par l’armée américaine qui achevait alors son retrait d’Irak, il avait été libéré en 2012 par la justice irakienne faute de preuves.
Source: ATS
Trump dit que la signature d'un accord est imminente
Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche au site Axios que la signature d’un accord avec l’Iran se tiendrait «dans quelques heures», après que le processus a été retardé selon lui par les frappes d’Israël sur Beyrouth.
«Ça a tout chamboulé. Ça a retardé la signature de quelques heures. Ça devait avoir lieu maintenant. C’est désormais prévu dans quelques heures», a-t-il déclaré lors d’un appel téléphonique avec un journaliste d’Axios.
Donald Trump n’a pas caché sa frustration à l’égard du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu’il a dit avoir réprimandé. «J’étais furieux. Il n’a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir», a-t-il indiqué.
Source: AFP
La «voie du dialogue» prônée en Iran
Le Conseil suprême de sécurité nationale soutient la «voie du dialogue» avec les Etats-Unis, a assuré dimanche le président iranien Massoud Pezeshkian, après des critiques dans les rangs ultra-conservateurs visant l’équipe de négociateurs iraniens.
Le Conseil, plus haute instance de sécurité d’Iran, «a conclu que la voie du dialogue devait être poursuivie», a déclaré Massoud Pezeshkian, lors d’une rencontre avec des médias, relayée par le site de la présidence. Le Conseil prend les «décisions concernant la guerre et les négociations», a-t-il ajouté.
Source: AFP
Des émissaires américains bientôt en Russie
Le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche son homologue américain Donald Trump, à l’occasion du 80e anniversaire du milliardaire, pour discuter des conflits en Ukraine et en Iran ainsi que de la visite prochaine d’émissaires de Washington en Russie, a indiqué le Kremlin.
«La conversation a porté principalement sur la situation concernant le protocole d’accord en cours d’élaboration entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump a dit qu’un accord était proche», a déclaré aux journalistes Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin.
Ce dernier a également indiqué qu’il avait été «convenu que les représentants spéciaux du président américain, Steve Witkoff et Jared Kushner, qui sont actuellement étroitement impliqués dans les affaires iraniennes, reviendraient bientôt en Russie».
Source: AFP
Trump regrette les frappes sur Beyrouth
Les frappes israéliennes dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth «n’auraient pas dû avoir lieu», a regretté dimanche le président américain Donald Trump, appelant à la fin des attaques, alors que les Etats-Unis cherchent à finaliser un accord avec l’Iran.
«L’attaque de ce matin à Beyrouth n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier où nous sommes si près d’un accord de paix avec l’Iran», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Ces frappes menées sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah ont fait trois morts et sont les deuxièmes en une semaine.
Israël a dit avoir agi en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien sur le nord de son territoire. «Israël a le droit de se défendre contre les menaces, mais l’attaque à laquelle il a réagi était d’une ampleur très limitée et insignifiante», a jugé le président américain dans ce message.
«Nous sommes très proches d’un accord qui apportera la paix dans la région, y compris au Liban, et toutes les parties devraient faire preuve de retenue. Il ne devrait plus y avoir d’attaques israéliennes nulle part au Liban, mais il ne devrait pas non plus y avoir d’attaques de la part d’aucune autre partie, y compris le Hezbollah, contre Israël (...) Ne gâchons pas tout!», a-t-il ajouté.
Source: AFP
Israël se prépare à une attaque contre son territoire
L’armée israélienne a dit dimanche se préparer à une attaque «potentielle» vers son territoire, selon un communiqué militaire.
«A la suite de la frappe menée par Tsahal à Beyrouth, le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, tient des évaluations de situation continues avec l’ensemble des commandants concernés», affirme ce communiqué, précisant que l’armée «se prépare à une potentielle attaque en direction du territoire israélien dans les prochaines heures».
Source: AFP
Le porte-avions Charles-de-Gaulle reste dans la région du Golfe
Le porte-avions français Charles-De-Gaulle, prépositionné depuis mi-mai au large de la péninsule arabique, ne va pas bouger dans les prochains jours, a indiqué dimanche l’état-major des Armées, alors que Washington se dit proche d’un accord avec l’Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Des informations de presse ont fait état samedi d’un départ sous peu du porte-avions pour Toulon (sud de la France) pour une période de réparation devant débuter en juillet. «Le Charles-De-Gaulle reste sur zone jusqu’à nouvel ordre, aucune décision n’a été prise sur un retour à l’heure actuelle», a affirmé le porte-parole de l’état-major des Armées, Guillaume Vernet.
«Les échéances techniques sont des éléments pris en compte mais ne sont pas les seuls intégrés dans la planification opérationnelle», a-t-il ajouté, rappelant que «la France reste particulièrement impliquée dans le maintien de la liberté de navigation».
Source: AFP