Toutes les personnes prises en otage aux Pays-Bas ont été relâchées samedi et le suspect a été arrêté, a annoncé la police néerlandaise. «Le dernier otage vient d'être libéré. Une personne a été arrêtée. Nous ne pouvons pas partager plus d'information pour le moment», a indiqué la police dans un communiqué publié sur le réseau social X.
Rappel d'une matinée mouvementée. Plusieurs personnes ont été prises en otage samedi dans une localité du centre des Pays-Bas, avait annoncé la police. Apparemment, un homme armé serait entré dans un café, le «Petticoat», et aurait menacé de le faire exploser.
A 11h24, la police a pris contact via X. «Trois otages viennent d'être libérés», avait-elle annoncé. » Toutefois, la situation n’est «pas encore terminée.» La chaîne publique NOS avait rapporté que trois jeunes portaient la tenue du café. La police avait précisé que les maisons – environ 150 logements – avaient été évacuées et le centre-ville fermé.
Experts en explosifs
Des forces de police spéciales et des experts en explosifs étaient mobilisés sur place. Il n'y avait pour le moment pas de signe d'une «motivation terroriste», a annoncé la police néerlandaise. «Nous voyons qu'il y a beaucoup de questions sur le motif. Pour l'instant, rien n'indique qu'il s'agisse d'un acte terroriste», avait déclaré ce matin la police dans un communiqué publié sur le réseau social X.
Parallèlement, la police avait appelé la population à éviter le centre de la ville, situé non loin d'Arnhem, dans la province de Gueldre. Les services ferroviaires dans la zone touchée avaient été suspendus.
Série d'attentats aux Pays-Bas
Les Pays-Bas ont connu une série d'attentats et de complots terroristes, mais pas à l'échelle de ce qu'ont subi d'autres pays européens, comme la France ou la Grande-Bretagne. En 2019, le pays a été endeuillé par une fusillade dans un tramway de la ville d'Utrecht, qui a fait quatre morts.
Un homme d'origine turque, identifié comme Gokmen Tanis, a par la suite avoué avoir eu un mobile terroriste pour cette attaque qui avait conduit à boucler la quatrième plus grande ville du pays. Toujours en 2019, la police néerlandaise a inculpé deux djihadistes présumés pour avoir planifié un attentat terroriste impliquant l'intervention de kamikazes et de voitures piégées. Les autorités ont déclaré qu'un attentat avait été planifié cette année-là.
Un jeune Afghan identifié comme «Jawed S.» a poignardé deux touristes américains à la gare centrale d'Amsterdam en 2018, déclarant plus tard aux juges qu'il voulait «protéger le prophète Mahomet». L'agression s'était produite un jour après que l'homme politique néerlandais d'extrême droite Geert Wilders avait annoncé annuler son projet d'organiser un concours de dessins visant à caricaturer le prophète Mahomet.
À l'époque, le porte-parole des talibans afghans, Zabihullah Mujahid, avait exhorté les musulmans à attaquer les troupes néerlandaises après «l'acte hostile de ce pays (les Pays-Bas) à l'encontre de tous les musulmans». En 2004, le cinéaste néerlandais Theo van Gogh avait été assassiné à Amsterdam par un homme ayant des liens avec un réseau terroriste islamiste néerlandais.
Développement suit
(Avec l'AFP)