Une accusation «infondée»
Suspecté de la mort de son père, le fils du fondateur de Mango se défend

Accusé d'avoir causé la mort de son père lors d'une randonnée en 2024, Jonathan Andic, ex-vice-président de Mango, clame son innocence. Il a versé une caution d'un million d'euros pour éviter la détention provisoire.
Jonathan Andic est accusé d'avoir causé la mort de son père.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Jonathan Andic, le fils du fondateur de Mango inculpé par la justice espagnole pour l'homicide de son père lors d'une randonnée en montagne près de Barcelone, a qualifié l'accusation le visant de «grave, injuste et infondée», dans une lettre ouverte consultée par l'AFP mardi.

«On a élaboré un récit public à partir d'une vision partielle, décontextualisée et déformée, qui a créé une perception de culpabilité étrangère à la réalité. Je sais que le déconstruire exigera du temps, des efforts et un engagement intense», poursuit-il, annonçant quitter son poste de vice-président du conseil d'administration du groupe Mango pour se consacrer à sa défense. «Je prends cette décision avec tristesse, mais convaincu que c'est ce qu'il y a de mieux pour l'entreprise et pour moi. J'aborde ce processus avec sérénité et fermeté, et j'ai besoin de concentrer toute mon énergie à démontrer mon innocence», ajoute-t-il.

Caution payée

Jonathan Andic, 45 ans, a payé il y a une semaine une caution d'un million d'euros pour éviter d'être placé en détention provisoire, après avoir passé plusieurs heures en garde à vue en tant que suspect dans la mort de son père, Isak Andic, en décembre 2024.

«Il y a environ dix-sept mois, j'ai perdu mon père dans des circonstances profondément douloureuses pour moi, ma famille et notre entourage proche. A ce deuil est venu s'ajouter le fait de devoir vivre avec l'accusation la plus grave, injuste et infondée qui puisse peser sur une personne», assure-t-il dans la lettre, sa première prise de parole publique sur les faits.

«Je tiens à exprimer, du fond du coeur, que j'ai aimé et que j'aime profondément les miens et, d'une manière très particulière, mon père. (...) Comme dans tant de familles, nous avons aussi traversé des moments difficiles et complexes, que nous avons surmontés au prix de grands efforts, de générosité et d'aide», poursuit-il, disant bénéficier du «plein soutien» de sa famille et de son entourage.

Une supporée mauvaise relation

La relation entre le père et le fils a été, dès le début, au centre de l'attention des enquêteurs, comme l'a exposé la juge dans l'ordonnance rendue la semaine dernière. Parmi les indices énumérés, la magistrate a fait référence à la supposée «mauvaise relation» entre le père et le fils, provenant de «l'obsession (...) pour l'argent» de Jonathan Andic.

L'enquête sur ce décès, d'abord considéré comme accidentel, avait dans un premier temps été classée, avant d'être rouverte et requalifiée en possible homicide des mois après en se concentrant sur son fils, actuel vice-président du conseil d'administration de Mango.

Jonathan Andic, qui a toujours clamé son innocence, était seul avec son père lorsque l'entrepreneur âgé de 71 ans avait fait une chute mortelle alors qu'il marchait sur un sentier du massif de Montserrat, dans les environs de Barcelone (nord-est de l'Espagne) le 14 décembre 2024.

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