L'Union européenne va formellement ouvrir mardi des nouveaux chapitres de négociation avec l'Ukraine, étape indispensable avant que ce pays ne soit en mesure de rejoindre l'UE, s'est félicité lundi le président du Conseil européen Antonio Costa.
«Je me félicite de la décision prise aujourd'hui (lundi) par les États membres de l'UE d'ouvrir deux nouveaux groupes de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie. Nous attendons avec impatience l'ouverture de tous les groupes restants dès que possible», s'est-il félicité sur X.
Les 27 ont également accepté d'ouvrir de nouveaux chapitres avec la Moldavie, dont les négociations d'adhésion à l'UE sont liées à celles de l'Ukraine. Cette ouverture interviendra formellement mardi à Luxembourg, lors d'une réunion des 27.
L'adoption lundi d'une loi renforçant les droits linguistiques des minorités nationales dans l'éducation, une réforme réclamée par la Hongrie, a permis cette nouvelle étape dans le long chemin qui doit permettre à l'Ukraine de rejoindre les 27.
«Clusters»
Les pays de l'UE vont également fermer trois autres groupes de chapitres de négociation, des «clusters» en jargon bruxellois, avec le Monténégro. Ce petit pays des Balkans d'à peine 620'000 habitants ambitionne de rejoindre l'UE dès 2028.
Un «cluster» sera également formellement fermé mardi avec l'Albanie, un des autres pays candidats à rejoindre l'Union européenne. Ces quatre pays sont parmi les plus avancés dans leur parcours européen, loin devant la Géorgie, la Serbie, la Bosnie ou encore la Turquie. Ensemble, ces «clusters» couvrent la totalité des sujets devant être bouclés pour qu'un pays puisse intégrer sans heurts l'Union européenne.
Mais avant cela, les obstacles ne manquent pas. Les pays candidats, et donc l'Ukraine, doivent encore accomplir un énorme travail pour reprendre «l'acquis communautaire». Autrement dit, les très nombreuses règles et normes en vigueur dans l'UE, de l'environnement à l'agriculture en passant par le marché intérieur. Il y a au total pas moins de 35 chapitres de négociation à boucler impérativement avant une décision, unanime, des Vingt-Sept, et une ratification par chaque État membre, par le parlement ou via un référendum.